1, chapitre 2, 4 - Le collège Ben Gourion

Publié le par Monique G. / La grâce de l'Unité

Collège Ben Gourion, panneau, vue face au collège, son jardin...
Collège Ben Gourion, panneau, vue face au collège, son jardin...
Collège Ben Gourion, panneau, vue face au collège, son jardin...

Collège Ben Gourion, panneau, vue face au collège, son jardin...

Chers lecteur, lectrice,

Au retour de cette messe vécue dans le désert du Néguev, d'autres surprises nous attendent... Poursuivons notre route...

" Après le déjeuner, nous montons vers le nord du Néguev. Le guide nous parle : « L'armée israélienne surveille la frontière israélo-égyptienne. Les bédouins du Sinaï n'ont pas toujours des occupations légales. Pendant votre messe, les militaires ont voulu vous déloger pour cette raison. En ce désert, des zones sont soudainement verdoyantes.  Une ancienne technique d'irrigation en est la source. Durant plusieurs siècles, la ville de Gaza a accumulé une richesse énorme par le marché du parfum... La population de nomades a vécu près de villes telles qu'Avdat autour de plantations, de vignes. En 1906, l'empire chrétien est grand. Les bédouins sont chrétiens. Après la conquête arabe, une taxation est imposée sur tous les produits uniquement aux non-musulmans. Une majorité des chrétiens change de religion. En 1930, les anglais cherchent du pétrole et construisent des routes dans le désert. Ces travaux les amènent aux ruines de l'ancienne ville d'Avdat. Les archéologues déterrent les vestiges des Nabatéens. Leur méthode ancestrale d'irrigation va être reprise sur les et alentour du collège Ben Gourion bâti en 1969. Répartie en cinq facultés de cinquante et un départements, l'université recense des centres interdisciplinaires de recherche. Aujourd’hui elle compte environ vingt mille étudiants. M. Ben Gpourion, premier ministre de l'époque, en a été l'inspirateur. Il pensait que l'avenir d'Israël reposait sur ce désert constituant 60% du territoire. »

   Dès notre arrivée, face au site, de l’autre côté de la route, le désert est roi. S’ouvre à notre vue, un magnifique panorama. Attirés par la beauté de la nudité de ces monts, de ces vaux, s’étendant à l’infini, l’ensemble des pèlerins l’admire. Dans le silence, petits devant la puissance de cette nature, nous sommes telles des statues, figés. Cette nature, la contempler, la photographier, nous fait entrer en elle. Durant ce temps, le binôme arrive aux portes d’entrée du collège, et réalise que personne ne le suit. Rebroussant chemin, le Padre et le guide partent à notre recherche. Ils sont obligés d’aller à l’extérieur du site. Une fois ensemble, nous les suivons très disciplinés. Au pas de course, nous avançons sur une longue et large allée sableuse traversant des jardins. En cette végétation luxuriante aux grands espaces verts, des bouquetins broutent. Arrivés pour la visite programmée, les portes sont closes. En Israël, les lieux de visite ferment très tôt. Le temps pris à admirer la nudité du désert nous a privés de la visite. Décontenancés, nous retournons au car. Oliver fait une sévère mise au point. Après ce contretemps, le défilé de vues désertiques s’allie aux kibboutzim entourés de champs et de poulaillers. Dans ce désert, le Padre nous rappelle le début de l’histoire sainte par le récit du livre de la Genèse avec Moïse et les tables de la Loi. Oliver ajoute : « Dans ce désert, peuplé de nomades, de bédouins, des sédentaires y ont construit des villes. Les patriarches y ont marché. » Au bord de la route, à la vue d’un acacia, il nous dit : « L’acacia est le bois avec lequel l’arche d’alliance a été créée : L'Éternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d'Israël. Qu'ils m'apportent une offrande ; vous la recevrez pour moi de tout homme qui la fera de bon cœur. Voici ce que vous recevrez d'eux en offrande ; de l'or, de l'argent et de l'airain; des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, du fin lin et du poil de chèvre ; des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de dauphins ; du bois d'acacia ; de l'huile pour le chandelier, des aromates pour l'huile d'onction et pour le parfum odoriférant ; des pierres d'onyx et d'autres pierres pour la garniture de l'éphod et du pectoral. Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer. Ils feront une arche de bois d'acacia, sa longueur sera de deux coudées et demie, sa largeur d'une coudée et demie, et sa hauteur d'une coudée et demie. Tu la couvriras d'or pur, tu la couvriras en dedans et en dehors, et tu y feras une bordure d'or tout autour. Tu fondras pour elle quatre anneaux d'or, et tu les mettras à ses quatre coins, deux anneaux d'un côté et deux anneaux de l'autre côté. Tu feras des barres de bois d'acacia, et tu les couvriras d'or. Tu passeras les barres dans les anneaux sur les côtés de l'arche, pour qu'elles servent à porter l'arche ; les barres resteront dans les anneaux de l'arche, et n'en seront point retirées. Tu mettras dans l'arche le témoignage, que je te donnerai. Tu feras un propitiatoire (couvercle de l’arche d’Alliance) d'or pur ; sa longueur sera de deux coudées et demie, et sa largeur d'une coudée et demie. Tu feras deux chérubins d'or, tu les feras d'or battu, aux deux extrémités du propitiatoire ; fais un chérubin à l'une des extrémités et un chérubin à l'autre extrémité ; vous ferez les chérubins sortant du propitiatoire à ses deux extrémités. Les chérubins étendront les ailes par-dessus, couvrant de leurs ailes le propitiatoire, et se faisant face l'un à l'autre ; les chérubins auront la face tournée vers le propitiatoire. Tu mettras le propitiatoire sur l'arche, et tu mettras dans l'arche le témoignage, que je te donnerai. C'est là que je me rencontrerai avec toi ; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l'arche du témoignage, je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d'Israël. Tu feras une table de bois d'acacia ; sa longueur sera de deux coudées, sa largeur d'une coudée, et sa hauteur d'une coudée et demie. Tu la couvriras d'or pur, et tu y feras une bordure d'or tout autour à l'entour un rebord de quatre doigts, sur lequel tu mettras une bordure d'or tout autour. Tu feras pour la table quatre anneaux d'or, et tu mettras les anneaux aux quatre coins, qui seront à ses quatre pieds.Les anneaux seront près du rebord, et recevront les barres pour porter la table. Tu feras les barres de bois d'acacia, et tu les couvriras d'or ; et elles serviront à porter la table. Tu feras ses plats, ses coupes, ses calices et ses tasses, pour servir aux libations ; tu les feras d'or pur. Tu mettras sur la table les pains de proposition continuellement devant ma face.” Ex 25, 1-30. Ce sanctuaire mobile décrit à Moïse, a permis aux patriarches, aux anciens, à tout le peuple, d’avancer vers leur Terre promise. »

 Après ce rappel lié à l’acacia, le guide nous fait observer : « En plein désert, des villes surgissent avec l’alignement de maisons le long des rues. Les habitants rendent leur cadre de vie agréable. Ils agrémentent leur cité de végétaux plus ou moins verdoyants et colorés. Ils y travaillent, y vivent. Parfois près d’elles, ils y cultivent des vignes. » 

Au travers des vitres, le défilement du désert de roches, de végétation, d’arbres esseulés contraste avec ces villes. Elles sont habitées, fleuries, arborées, architecturées d’immeubles, de maisons, de commerces. Ces villes sont identiques aux autres villes. L’affluence y est présente."

Ensemble, cher lecteur, chère lectrice, prenons la direction du Makhtesh Ramon (dans l'article suivant)... Attachons nos ceintures !

 

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