2, chapitre 5, 3 - Le dernier trajet et la surprise

Publié le par Monique Guillon / La grâce de l'Unité

En suivant la voie et la voix du Seigneur avec Marie, nous entrons dans l'amour plénier de Dieu. Il s'insére en notre être intérieur. L'Amour du Seigneur ne peut être retenu en notre être. Il se diffuse sans même que nous en ayons conscience... Allez à la source de la Vie est un abandon de chaque seconde dans une joie parfaite... La Lumière diffuse !
En suivant la voie et la voix du Seigneur avec Marie, nous entrons dans l'amour plénier de Dieu. Il s'insére en notre être intérieur. L'Amour du Seigneur ne peut être retenu en notre être. Il se diffuse sans même que nous en ayons conscience... Allez à la source de la Vie est un abandon de chaque seconde dans une joie parfaite... La Lumière diffuse !
En suivant la voie et la voix du Seigneur avec Marie, nous entrons dans l'amour plénier de Dieu. Il s'insére en notre être intérieur. L'Amour du Seigneur ne peut être retenu en notre être. Il se diffuse sans même que nous en ayons conscience... Allez à la source de la Vie est un abandon de chaque seconde dans une joie parfaite... La Lumière diffuse !

En suivant la voie et la voix du Seigneur avec Marie, nous entrons dans l'amour plénier de Dieu. Il s'insére en notre être intérieur. L'Amour du Seigneur ne peut être retenu en notre être. Il se diffuse sans même que nous en ayons conscience... Allez à la source de la Vie est un abandon de chaque seconde dans une joie parfaite... La Lumière diffuse !

Chers amis, lecteur, lectrice,

De retour, dans notre patrie, dans notre cité, nous attendent les vicissitudes de la vie. Et rapidement, elles nous font face ! Or cela est sans compté notre enracinement dans le Sacré-cœur de Jésus uni à celui de Marie. La route se poursuit...

"Le car n’est pas complètement rempli. Rapidement, après une collation sur une aire d’autoroute, dernier arrêt avant notre arrivée, nous roulons vers la préfecture tourangelle. Le trajet est calme. La nuit est tombée. Nous sommes heureux mais la fatigue se fait ressentir depuis dix-huit heures que nous sommes partis de Jérusalem. Le froid nous a surpris. Dans le car chauffé, quelques-uns se sont assoupis, d’autres discutent… Tous, nous sommes immergés dans les eaux pures et claires de l’entente invisible régnant entre nous et en nous. Des liens, fils d’or scintillants d’une clarté de l’au-delà, nous lient les uns aux autres. Seuls, les yeux de la foi peuvent les discerner. Nous avançons vers notre futur, tout en vivant au présent ce que sera notre éternité, l’Unité, une pure perle de l’Amour. Nous nous rapprochons de la cité tourangelle. Enfin sortis de l’autoroute, la ville de Tours où saint Martin a tant œuvré au service du Seigneur, brille de toutes ses lumières artificielles. Au plus secret de notre cœur brille une autre lumière, celle divine invisiblement présente, rayonnant en nous, sur nous, se propageant autour de nous. Heureux, plus légers, nous avons pris conscience que nous sommes habités de Dieu. L’humilité de la Vierge Marie nous a touchés et est entrée en chacun de nous. Et le don de l’Unité nous relie à l’Éternité. En comprenant ce bonheur, il nous a été dévoilé notre petitesse d’enfant de Dieu. Sans jamais écraser, elle nous donne de saisir la grandeur, la majesté de l’Amour du Père pour nous. Chaque pèlerin a eu la connaissance du Trésor vivant emplissant sa vie. En accord avec nous-mêmes, nous savons désormais que nous ne serons plus jamais seuls. Dieu nous aime, chacun, d’un Amour incommensurable qu’il nous partage. Il vit en chaque créature qui peut le découvrir s’il le recherche. Cette marche ne s’arrête pas à notre retour. Bien au contraire, elle se poursuit avec une foi fortifiée, élargie, partagée. Emplis de cet Amour, notre car prend la direction du quartier de l’église St-François de Paule. Ce voyage pas comme les autres se termine aux yeux des hommes par notre arrêt devant les portes de cette église. Bien sûr la fatigue est présente. Or plus fort qu’elle, notre cœur s’enracine dans le bonheur d’être allés sur et dans les Pas du Christ, de Marie et Joseph, des patriarches, des saints. À présent, nous ramenons à ceux qui vont nous côtoyer, l’onction particulière sortant de nos êtres. À la descente du car, s’entremêle la joie des retrouvailles avec nos proches et celle de notre vécu en Terre sainte irrémédiablement présent en nos êtres. Alors viennent les embrassades entre pèlerins. Et comme le disait si sagement le bienheureux Charles de Foucauld, nous avons marché au désert, chacun a vécu une rencontre avec Dieu, nous produirons des fruits en fonction de notre enracinement en lui.

   Mon époux est venu me chercher. Pendant le trajet vers la maison, il me fait part que pendant que nous volions dans les airs, lui, a passé sa matinée au commissariat pour déclarer le vol de ma voiture. Volée durant la nuit, en ce jour de la Toussaint, le personnel du commissariat tourangeau était peu nombreux, l’attente a été longue. Dès le retour, je suis assaillie. Nous avons deux autos, l’une familiale et une seconde, plus petite. Face à cette surprise, mon insatisfaction aurait pu déclencher un mécontentement. Ce serait oublier que ce pèlerinage m’a transfigurée. Calmement baignant dans l’onction d’Amour ancrée en moi, ces mots jaillissent : « Eh bien peut-être que je dois marcher plus. Et regardons le bon côté des choses, nous ferons des économies d’essence, d’entretien et d’assurance. » Mon mari est estomaqué. Pourtant, je sais bien que j’aurai besoin d’un véhicule dans le cadre de mon travail. Il me sera nécessaire d’emprunter le véhicule familial de temps à autre. Mais ma confiance en Dieu est illimitée. Dès mon retour, après quelques moments passés en famille, je transmets au Padre l’information du vol, confiante pour que la volonté de Dieu se discerne en cette situation. La confiance en Dieu est source de bienfaits : « En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père. En ce jour, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous ; car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu. » Jn 16, 23-27. Trois jours après le vol, la voiture est retrouvée, embourbée à proximité du site de la Pagode de Chanteloup près d’Amboise. Retrouvée en trois jours, j’y vois comme un clin Dieu (d’yeux). « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit, ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière qui est vie » Jn 8, 12. Trois jours après sa mort sur sa croix de souffrance, le Christ est sorti victorieux, ressuscité et trônant auprès de son Père, Notre Père : « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu , le Père tout-puissant d’où il viendra juger les vivants et les morts. »* En trois jours, le parachèvement de la gloire de Dieu se manifeste dans la Résurrection de son Fils. Et Dieu la manifeste dans de toutes petites choses de notre vie, dans cette situation d’une voiture volée, retrouvée. Certes, elle n’était pas récente, et aurait pu être considérée économiquement non réparable. Bien qu’elle ait été endommagée, elle fut réparée au centime près de sa valeur estimée par l’expert automobile. Le garagiste agréé par notre assureur, a acheté des pièces de carrosserie d’occasion pour sa remise en état. De nouveaux clin “Dieu” me montrent son amour. Tout est possible à Dieu. Et dès mon retour de Terre sainte, Dieu montre dans le quotidien de ma vie, combien sa puissance et sa bonté sont grandes lorsque nous lui faisons confiance. Des non-croyants diront que nous sommes chanceux. Mais les cœurs ouverts à Dieu savent que la providence a permis que cette voiture soit retrouvée et réparée. Les gendarmes, eux-mêmes, ont été très étonnés. D’après eux, souvent, les voleurs brûlent les voitures pour ne pas laisser de traces, et c’est assez rare de retrouver ces véhicules. La perception des petits et gros clins d’yeux que le Bon Dieu nous fait à longueur d’années, varie selon chacun. Chaque personne interprète selon sa vision, sa croyance, ouverture de son cœur à Dieu. Là, quelle différence d’appréciation de notre vécu ! Notre monde peut être un monde de ténèbres, mais aussi être visité par la Lumière céleste, le règne de Dieu. Tout est lié à la confiance que nous accordons à Dieu. À la chance, heureux hasard, est opposée la providence, volonté de Dieu. Par l’ouverture de nos cœurs, la providence agit dans nos vies. En ces derniers temps que nous vivons, lorsque nous nous penchons humblement sur notre dessein de vie en laissant une petite place au Bon Dieu, nous verrons notre vie changée, transfigurée. Rendre violence pour violence n’est pas le désir de Dieu. Rester tous unis en lui adressant une prière sincère est la bonne voie. Lorsque l’humanité d’un seul cœur se mettra à le prier, la face de la Terre changera. Le Bien s’installera définitivement sur la planète. Le règne de l’Unité se répandra durablement si nous mettons au présent cette Parole : “Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit” Mt 22, 37, “Aimer son prochain comme soi-même.” Mc 12, 33b. La Trinité est le saint modèle de l’Unité. Il suffit que chaque personne entre en relation avec Dieu. Il ne nous est pas demandé d’être tous identiques, bien au contraire, chacun est unique. Dans cette diversité, nous créerons un merveilleux arc-en-ciel de cœurs, de couleurs, de nuances, de sensibilités, de solidarités, complémentarités. L’unité ne veut pas dire uniformité. Chacun a sa place. Il ne faut rien ajouter et surtout ne pas vouloir ressembler à l’autre à côté de soi. Tout en étant unique et justement grâce au caractère spécifique de chaque être, l’ensemble donne une merveilleuse palette que l’uniformité ne pourrait pas offrir. Sainte Thérèse de Lisieux, patronne secondaire de la France et patronne des missions, le suggère : « Longtemps je me suis demandé pourquoi le Bon Dieu avait des préférences, pourquoi toutes les âmes ne recevaient pas un égal degré de grâces, je m’étonnais en le voyant prodiguer des faveurs extraordinaires aux Saints qui l’avaient offensé, comme Saint Paul, Saint Augustin et qu’il forçait pour ainsi dire à recevoir ses grâces ; ou bien, en lisant la vie de Saints que Notre-Seigneur s’est plu à caresser du berceau à la tombe, sans laisser sur leur passage aucun obstacle qui les empêchât de s’élever vers lui et prévenant ces âmes de telles faveurs qu’elles ne pouvaient ternir l’éclat immaculé de leur robe baptismale, je me demandais pourquoi les pauvres sauvages, par exemple, mouraient en grand nombre avant d’avoir même entendu prononcer le nom de Dieu... Jésus a daigné m’instruire de ce mystère. Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’il a créées sont belles, que l’éclat de la rose et la blancheur du Lys n’enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette... J’ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes... Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus. Il a voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés aux Lys et aux roses ; mais il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter d’être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du Bon Dieu lorsqu’il les abaisse à ses pieds. La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’il veut que nous soyons... J’ai compris encore que l’amour de Notre-Seigneur se révèle aussi bien dans l’âme la plus simple qui ne résiste en rien à sa grâce que dans l’âme la plus sublime ; en effet le propre de l’amour étant de s’abaisser, si toutes les âmes ressemblaient à celles des Saints docteurs qui ont illuminé l’Église par la clarté de leur doctrine, il semble que le Bon Dieu ne descendrait pas assez bas en venant jusqu’à leur cœur ; Mais il a créé l’enfant qui ne sait rien et ne fait entendre que de faibles cris, il a créé le pauvre sauvage n’ayant pour se conduire que la loi naturelle et c’est jusqu’à leurs cœurs qu’il daigne s’abaisser, ce sont là ses fleurs des champs dont la simplicité le ravit... En descendant ainsi le Bon Dieu montre sa grandeur inouïe. De même que le soleil éclaire en même temps les cèdres et chaque petite fleur comme si elle était seule sur la terre, de même Notre-Seigneur s’occupe aussi particulièrement de chaque âme comme si elle n’avait pas de semblables ; et comme dans la nature toutes les saisons sont arrangées de manière à faire éclore au jour marqué la plus humble pâquerette, de même tout correspond au bien de chaque âme. »*, ms A, f° 2 / f° 3. Sainte Thérèse exprime notre vocation d’une plénitude unique : « Une fois je m’étonnais de ce que le Bon Dieu ne donne pas une gloire égale dans le Ciel à tous les élus, et j’avais peur que tous ne soient pas heureux. Alors Pauline me dit d’aller chercher le grand verre à Papa et de le mettre à côté de mon tout petit dé à coudre, puis de les remplir d’eau, ensuite elle me demanda lequel était le plus plein. Je lui dis qu’ils étaient aussi pleins l’un que l’autre et qu’il était impossible de mettre plus d’eau qu’ils n’en pouvaient contenir. Ma Mère chérie me fit alors comprendre qu’au Ciel le Bon Dieu donnerait à ses élus autant de gloire qu’ils en pourraient porter et qu’ainsi le dernier n’aurait rien à envier au premier. »*, ms A, f° 19. D’ailleurs dans ce jardin des âmes, elle parle d’elle comme d’une fleur : « En voyant mon regard fixé sur la Sainte Vierge, elle s’était dit : “Thérèse est guérie !” Oui, la petite fleur allait renaître à la vie, le Rayon lumineux qui l’avait réchauffée ne devait pas arrêter ses bienfaits ; il n’agit pas tout d’un coup, mais doucement, suavement, il releva sa fleur et la fortifia de telle sorte que cinq ans après elle s’épanouissait sur la montagne fertile du Carmel. »*, ms A, f° 30. « Je m’offrais à Jésus pour être sa petite fleur. »*, ms A, f° 31.

   Sur Terre, l’Unité sera d’autant plus grande que l’épanouissement de tous et chacun, se maria à l’ensemble des petits, pauvres de cœur, vivant de l’Amour du Seigneur. Elle abolit l’enfermement, l’isolement, se vit en symbiose avec Dieu, peut s’étendre à l’unisson. L’unisson est l’harmonie des uns avec les autres. Devant Dieu, le qualificatif “Bon” est présent. Tout simplement parce que Dieu ne connaît pas le mal et ne conçois que le Bien. Dans sa bonté, Dieu fait Alliance avec l’Homme. En méditant notre relation à Dieu, source de sagesse, nos prières d’adoration, de louange, de demande, d’intercession, d’action de grâce, remodèlent notre vie vers un renouveau de notre foi. Lorsque le besoin s’en fait ressentir selon le désir de notre cœur, l’appel à ces prières est source de Vie. Prendre du temps, gratuitement, pour parler avec Dieu est une grâce offerte à chacun. Nous pouvons l’accueillir ou ne pas l’accueillir. Dieu est tellement heureux quand notre regard intérieur se tourne vers lui pour l’écouter et lui parler comme à un père, à un frère. En ce monde, il ne s’impose pas. Il nous veut libres."


* Voir réf.

* Voir réf."

 

Chers lecteur, lectrice,

Après un tel périple, dans le prochain article, "L’éveil vers la victoire céleste" va nous fortifier dans la paix et la joie de Dieu. Tournons la page ! Suivons le chemin... Venez !

 

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