2, chapitre 5, 2 - L’arrivée à Orly et l’Unité régnante

Publié le par Monique Guillon / La grâce de l'Unité

La route, une route, notre route... Celle personelle et curieusement simultanément commune à tout un chacun... La route terrestre qui peut nous préparer à nous amener à celle céleste !
La route, une route, notre route... Celle personelle et curieusement simultanément commune à tout un chacun... La route terrestre qui peut nous préparer à nous amener à celle céleste !
La route, une route, notre route... Celle personelle et curieusement simultanément commune à tout un chacun... La route terrestre qui peut nous préparer à nous amener à celle céleste !
La route, une route, notre route... Celle personelle et curieusement simultanément commune à tout un chacun... La route terrestre qui peut nous préparer à nous amener à celle céleste !
La route, une route, notre route... Celle personelle et curieusement simultanément commune à tout un chacun... La route terrestre qui peut nous préparer à nous amener à celle céleste !
La route, une route, notre route... Celle personelle et curieusement simultanément commune à tout un chacun... La route terrestre qui peut nous préparer à nous amener à celle céleste !
La route, une route, notre route... Celle personelle et curieusement simultanément commune à tout un chacun... La route terrestre qui peut nous préparer à nous amener à celle céleste !

La route, une route, notre route... Celle personelle et curieusement simultanément commune à tout un chacun... La route terrestre qui peut nous préparer à nous amener à celle céleste !

Chers amis, lecteur, lectrice,

"L’avion atterrit, roule sur la piste et s’immobilise. Arrivés à destination, tous les passagers se dirigent vers les sorties de l’avion. Sur la terre ferme, face au tourniquet, nous récupérons nos valises à l’exception de notre ainée. Sa valise a été acheminée à l’aéroport de Madrid dans les soutes d’un autre avion. Quelques jours plus tard, elle la récupèrera livrée à son domicile. Dans le vaste hall, des pèlerins tourangeaux et franciliens nous quittent pour rentrer par leur propre moyen. Une gerbe d’accolades, d’embrassades, semble clôturer ce voyage. En vérité par l’Unité, il se poursuit… Le groupe allégé de ces pèlerins, se dirige vers un car réservé. Un chauffeur nous attend. Un bus, un autre, mais pas notre cathédrale roulante de Terre sainte. Ce sont nos êtres qui sont devenus de petites cathédrales, cellules d’Église, baignant dans l’unité.

 

   L’unité est de marcher chacun et tous ensemble vers la même direction. C’est communiquer les uns, les autres, proches, amis, voisins, étrangers. Elle est semblable à la circulation d’eau dans des vases communicants. Imaginons de l’eau dans deux vases et symboliquement échangeons-la par de l’essence vitale. Cette essence est celle de la nature de l’être. Elle est similaire à la sève d’un arbre irriguant toutes ses composantes : racines, tronc, écorce, branches, feuilles, fruits, jusqu’à la plus petite. Ses racines doivent aller puiser la nourriture en profondeur dans le sol. Avant sa plantation, la terre a été choisie, préparée, creusée pour le recevoir. Pour rester debout, il doit être planté à bonne profondeur dans un sol adapté. Sinon aux grès du vent, des intempéries, il penchera, cassera, se déterrera, s’asséchera par un enracinement trop superficiel. Un équilibre des dosages de la pluie, du soleil, des ingrédients nutritifs cachés dans le sol, est vital pour qu’il pousse et donne des fruits. À présent, imaginons que la sève n’est autre que l’eau vive, don de l’Amour du Christ. Cette eau, sève de nos êtres, nous nourrit pour grandir en donnant les fruits des Béatitudes. Chacun est un arbre. La terre choisie est l’espace rempli de l’Amour. La pluie, le soleil, sont les dons de Dieu, uniques pour chacun. La profondeur de l’enracinement est celle de
la Foi en Dieu. Le dosage des éléments nutritifs est le lien plus ou moins fort à la Parole, à la pratique des dix paroles, aux sacrements de l’Église accueillis avec foi, espérance, charité. Ce dosage est ajusté à chacun. À présent, envisageons que l’humanité pleine d’essence vitale se répartisse en deux catégories. Chacune la porte secrètement. La plus importante forme la population mondiale visible de tous, les croyants, non croyants, toute l’humanité, les bons, les méchants. L’autre est le monde invisible de tous ceux dont les cœurs se sont plus ou moins ouverts à l’Amour indicible de Dieu. Les personnes de ce groupe au fur et à mesure que leur foi grandit, retrouvent une âme d’enfant, pure et fraîche. Cette seconde catégorie fait advenir le monde céleste sur Terre. En notre monde ces groupes mélangés évoluent ensemble, le second est inséré dans le premier. Si une partie du premier se renferme sur lui-même, il s’enfonce dans son nombrilisme et crée une paralysie de l’essence vitale dans les deux groupes. Il édifie un barrage autour de lui. L’essence vitale de l’autre est retenue. La communication est comme stoppée. L’essence vitale, l’eau vive des deux stagne dans leurs ensembles. Avant le barrage, l’eau vive circulait d’un côté et de l’autre en osmose telle une eau claire. Si la majorité du premier groupe se ratatine, sa composante d’eau devient de l’eau trouble. Et celle de l’autre limitée dans son évolution le devient aussi. La puissance de l’eau vive ne peut pas agir dans sa totalité : l’eau vivote. Elle se salit de plus en plus, s’épaissit, se verdit, se noircit. Dans cette obscurité, l’odeur s’en dégageant crée une putréfaction insoutenable que sont tous les maux de la Terre. Cette eau devenue nauséabonde est presque bonne à être jetée. La jeter n’est pas le bon choix. Cette eau salie, noircie, nauséabonde, doit être purifiée. Tout simplement, il suffit de faire craquer le barrage. Ainsi la fluidité de l’essence vitale des uns, des autres, reprendra possession en douceur de tout l’espace vital qui leur est attribué. Les deux groupes, soit toute l’humanité vogueront en un espace commun, commune-union les uns, les autres pour vivre et s’unir entre eux. Telle une source de jouvence pure et douce, régénératrice de nos êtres profonds, elle coulera dans l’humanité. Toute une marche, un travail qui ne peut aboutir qu’avec l’œuvre de la vie de chacun pour que l’aube d’un jour nouveau puisse poindre. Dans notre monde, l’Unité est à l’image de la naissance du Christ venu dans le silence et la pauvreté. Elle ne fait pas de bruit, elle est pauvre, n’a besoin de rien sauf de liberté et du regard transfiguré de l’autre pour être partagée entre tous. Chaque être est unique et tend vers cette unité d’être relié aux autres. Nous avons à la cultiver, à la faire fructifier. L’unité est de laisser voguer l’essence vitale, l’eau vive, se mélangeant uniformément. L’eau vive d’un groupe vers l’autre permet qu’elle soit Une, renouvelée, vivante et vivifiante, une au sein des deux ensembles, une en tous. L’unité est un don céleste, pas de jalousie, ni de convoitise, ni de jugement destructeur, déclencheur de querelles, d’injustice, ni de blocage et d’enfermement nous cachant de la source de l’Amour. L’Unité est source de Paix, de Joie, irradiant le cœur des gens s’ouvrant à ce torrent d’Amour. Néanmoins nous sommes libres d’y entrer, rapidement, lentement ou de l’ignorer ! À notre arrivée aux Cieux et selon le cours d’eau de notre propre vie, il nous sera dévoilé par la grâce de la miséricorde ou de la justice divine au jugement dernier, notre voie de l’Éternité. Elle sera unique pour chacun. Sur Terre, pour nous dégager des barrages édifiés consciemment ou non par nos tristesses, peurs, angoisses et autres attaches néfastes, la douce force de nos prières peut nous en délivrer. Ces agglutinas bloquant le passage de l’eau vive disparaîtront grâce à nos supplications montant vers Dieu. Il nous entend. Dans sa Bonté, il nous délivre de l’enfermement où ces péchés nous ont conduits. Le Saint-Esprit vient nous nettoyer, laver, renouveler, purifier, relever, réchauffer. En prenant la main tendue du Christ, en reconnaissant son regard d’Amour, il nous mènera vers la voie nous menant au Père. Dans l’obscurité de cette Terre, ce règne de l’Unité s’instaure en notre humanité à la mesure de notre ouverture de cœur. Sa Lumière divine se répand sur nous, en nous, par nous pour qu’elle vive, brille, irradie en tous lieux et sur toutes personnes. La nuit de la Terre, noirceur provoquée par les barrages de l’Homme est souvent liée à l’appât du gain. Ce dernier déstabilise notre être. Cet appât n’instaure pas le partage de l’Amour, à l’opposé il s’approprie tout. Il enferme ses victimes dans une boucle sans fin, à tourner sur leurs profits. Dans cette course effrénée, elles en veulent plus et y pensent sans cesse. Prises dans cette spirale, elles se crispent empêchant l’unité de se répandre, de s’étendre, de fleurir, de donner de bons fruits. Dans ce monde s’égare une partie de l’humanité aveuglée par cet appât, couperet terrible à l’ouverture de la venue du règne divin. Notre société de consommation et d’autres idoles rejoignent cette idolâtrie de l’argent qui l’éloigne des dix paroles du décalogue. À notre retour au Père, rien de cette possession ne nous suivra. Faux dieux, ils envahissent énormément l’essence divine que le créateur nous a partagée. Après la mort, tous et chacun, nous entrerons soit dans la Soif et la Faim de la rencontre de l’Amour divin, soit dans sa Paix, sa Joie et son Unité. Jésus nous dit que nous ne pouvons pas avoir deux maîtres, l’argent et l’amour. Cependant il n’est ni mauvais, ni bon d’avoir de l’argent, ni d’en gagner. Des personnes possédant de grands biens, tout en étant riches, peuvent faire preuve d’humilité, de sagesse, de simplicité et de générosité. Quelqu’un de fortuné peut avoir un cœur de pauvre, tout dépend de l’usage qu’il en fait. Il est bien utile pour pouvoir aider ceux qui n’en ont pas. Surtout, il ne faut pas le considérer à l’égal d’un dieu, d’un maître. Le Père Ceyrac disait : « Donné avec Amour, l’argent c’est de l’or. »* Bien souvent cela n’est pas étalé au grand jour, et caché comme l’a été la vie de Jésus à Nazareth. Ce dilemme entre l’Amour et l’argent ou toute autre idolâtrie n’est pas récent : « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre ; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? » Mt 6, 24-25. De tout temps, Dieu aime sa création et ses créatures. Dans notre vie, lorsque nous le suivons de tout notre cœur, il nous aide à l’image des Israélites dénudés de tout durant l’exode après leur fuite d’Égypte : « Les enfants d'Israël mangèrent la manne pendant quarante ans, jusqu'à leur arrivée dans un pays habité. » Ex 16, 35a. « Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d'Horeb; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l'eau, et le peuple boira. » Ex 17, 6. Dieu guide le peuple élu : « Lorsque Dieu eut achevé de parler à Moïse sur la montagne du Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu. » Ex 31, 18. Dans l’histoire de ce peuple suite à l’idolâtrie du veau d’or, Dieu et son serviteur Moïse réagissent : « Je saisis les deux tables, je les jetai de mes mains, et je les brisai sous vos yeux. » Dt 9, 17. Par l’intercession de Moïse, « Dieu écrivit sur les tables ce qui avait été écrit sur les premières, les dix paroles qu'il vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu, le jour de l'assemblée ; et Dieu me les donna. » Dt 10, 4. Souvent nous parlons de dix commandements et non des dix paroles : « Un seul Dieu, tu adoreras et aimeras parfaitement. Son saint nom, tu respecteras, fuyant blasphème et faux serment. Le jour du Seigneur garderas, en servant Dieu, dévotement. Tes père et mère honoreras, tes supérieurs pareillement. Tu ne tueras pas. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne voleras pas. Tu ne porteras pas de témoignage mensonger contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison ou la femme de ton prochain. Tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain. » Ex 20 et Dt 5.

  

 Pour entrer dans la vraie vie, Jésus nous révèle d’être en vérité avec Dieu, confirmant le décalogue par ces deux paroles : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » Mt 22, 37b-40. Dans notre liberté, nous pouvons suivre ou non le décalogue. Aimer Dieu et notre prochain comme nous-mêmes, sans tomber dans le nombrilisme. Trouver par grâce, le bon équilibre en soi-même. Jésus nous montre que la voie de l’Unité s’inscrit en vivant ces paroles, condensé de toute la Parole. L’Unité se vit dans l’océan de son Amour. Dans une catéchèse pour faire comprendre l’unité, les animateurs imaginèrent une parabole d’un gâteau d’Amour. Sur Terre si nous découpons un gâteau, un certain nombre de parts est possible. Au fur et à mesure qu’elles sont données, à un moment il n’en reste plus. La totalité du gâteau est mangée. À l’opposé lorsque nous partageons le gâteau invisible de l’Amour, plus nous le dégustons en acceptant d’y être transfigurés et plus nous pouvons l’offrir autour de nous. À ce moment-là, ce don gratuit se diffuse, s’étend, inonde ceux qui veulent bien le recevoir. À l’image du signe de la multiplication des pains, plus nous le partageons, plus l’Amour s’accroît. C’est un gâteau qui se régénère sans cesse. Ce partage de l’Amour est le fondement de tout être. Lorsque cet Amour sera de plus en plus partagé, le règne de Dieu s’étendra de plus en plus en notre monde. De ce gâteau imaginaire, les parts, les miettes, peuvent être plus ou moins grandes, larges, petites, minuscules. Ces portions, particules invisibles, brillent tel un trésor à l’image de la poussière d’or nous reliant les uns aux autres. Elles se propagent à l’infini tels les cinq pains et deux poissons donnés par un jeune dont André avait repéré la présence, multipliés par Jésus. Notre cœur ouvert a accueilli la merveilleuse rencontre de l’Amour du Christ. Dieu a vu et reçu cette ouverture, il l’a élargie pour que notre cœur se mue en vie et en source d’Unité. Celle-ci descendue du ciel, est devenue au fil des jours, indissoluble. Elle est le reflet de la divinité du Père. Par ce partage, nous baignons dans une connaissance plus grande de Dieu. Ce fruit de l’unité nous relie au Père, à ses archanges, anges et saints, à la très Sainte-Trinité, à la Sainte Famille. Habités, habillés de cette unité qui règne et éclaire chacun de nous, sur les routes de France, nous roulons."


* Voir réf."

 

Passant des airs à la terre ferme, nous sommes en chemin vers la ville où saint Martin a œuvré avec foi et force pour le Seigneur... Poursuivons ensemble, ces derniers kilomètres sur les routes de France... Monique

 

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