2, chapitre 5, 1 - Le départ et les vols du retour

Publié le par Monique Guillon / La grâce de l'Unité

Dans les airs par les vols de notre retour en France !
Dans les airs par les vols de notre retour en France !
Dans les airs par les vols de notre retour en France !

Dans les airs par les vols de notre retour en France !

Chers amis, lecteur, lectrice,

Nous voilà au terme de cette aventure en Terre sainte ! Mais une nouvelle commence !  Celle-ci prendra ses véritables dimensions, colorations, lors de notre entrée dans les Cieux... Mais pour l'instant, vivons bien les pieds sur Terre ! Accompagnez-nous ! Ensemble, parcourons les dernières heures qui nous ramène à la maison...

"Au milieu de la nuit, après un bon petit-déjeuner, les bagages dans les soutes, encore endormis, nous partons. Notre présence à l’aéroport de Tel Aviv est prévue pour quatre heures. À l’identique de notre arrivée, les lumières de la ville brillent de tous leurs feux. Descendant le mont des Oliviers, nous mesurons tout notre vécu et ce n’est pas une page qui se tourne. À l’opposé notre histoire sainte s’est écrite et désormais, elle se vivifie en notre être, corps-âme-esprit. Plus jamais nous ne serons comme avant notre départ en Terre sainte. Après avoir foulés cette terre et baignés en des lieux ô combien saints, nous sommes transformés. L’Unité qui n’est pas un miracle mais un signe extraordinaire de la toute puissance de Dieu, nous a dévoilé celle des Cieux. En nous, l’homme ancien a disparu pour laisser la place au nouveau. Dans la foi, en douceur, Jésus est venu nous réconcilier avec notre histoire de vie. Nous l’avons rencontré. Pour un croyant, dans l’Eucharistie, la présence réelle du Christ est cachée. Telle cette réalité, en toute humilité, nous avons pris conscience que nous-mêmes, nous sommes des transfigurés. Merveille des merveilles ! Dieu se donne à tous et chacun. Et, miracle, ceux qui le cherchent, le découvrent en eux. Ce cœur à cœur a grandi en chaque pèlerin. Nos bagages intérieurs se sont allégés, ils ont fondu comme neige au soleil. Nous sommes tous et nous sommes Un. Chacun est plus simple, plus heureux, sans façade, ni maquillage, non naturel mais nature, revêtus de la nature même de Dieu. Durant ce pèlerinage, Dieu nous a remplis du doux parfum de son essence. Cette senteur aux nectars divins s’est alliée à la fraîcheur de sa brise, à la pluie fine de son eau vive et au feu brûlant de son Amour. À travers ce cheminement physique et spirituel, notre conscience s’est éveillée à sa bonté et à sa beauté. En route vers notre vie d’avant, cette essence est à jamais distillée en nous. Elle diffuse, diffusera sa bonne odeur de sainteté en notre vie présente et à venir. Elle se reflète en nous, sur nous, autour de nous pour toujours. Le don du Seigneur nous a été dévoilé et s’il advenait que nous l’oubliions avec une sensation de vécu lointain, il ne retire pas ce qu’il a donné. Ce bonheur est à jamais distillé en notre être, rien ne pourra l’en extraire. Le souvenir peut l’estomper mais il y est et il y restera. Pleins de cette richesse acquise sans argent, brillant plus que l’or fin, nous roulons sur les routes d’Israël. Après une bonne heure, le chauffeur se gare sur le parking. Arrivés dans le hall de l’aéroport malgré l’heure matinale, une énorme affluence est présente. La foule attend le passage aux contrôles d’enregistrement. Oliver est resté avec nous. Il s’adresse à l’un des membres du personnel de cet immense complexe et nous donne des indications. Nous patientons parmi de longues files de voyageurs collées les unes contre les autres. Ces rangées envahissent le hall. Nous sommes des centaines et des centaines, nos bagages à nos pieds à attendre notre tour. Dans cette atmosphère sous de puissants halogènes éclairant comme en plein jour, l’heure s’écoule. Les douaniers s’activent… Quand vient mon tour, après avoir examiné le passeport, ils s’occupent des bagages. Déposée dans un détecteur, ma valise est agitée en tous sens. Une fois récupérée, l’agent me remet un ticket pour le donner à un de ses collègues derrière un comptoir. Celui-ci me le prend et me dit de partir. Rejoignant ceux du groupe qui ont passé avec succès les contrôles, nous pouvons accéder au quai d’embarquement. Mais nous attendons d’être au complet. Il manque notre doyenne  devant le comptoir qui attend sa valise en présence d’une de mes amies. Son contenu est vidé et scrupuleusement examiné. À 87 ans, voir ses affaires retournées sans ménagement pour y trouver un éventuel colis suspect, la choque. Mon amie d’un calme à toute épreuve lui servant dans le cadre de son métier d’infirmière, s’impatiente. Le timing devient serré pour arriver au quai. Il nous faut partir vite. Le Padre revient vers elles et leur fait signe de se presser. La valise refermée, elles nous rejoignent au plus vite. D’un pas rapide, le groupe au complet marche vers ce quai. Puis nous montons la rampe d’accès en apercevant la porte ouverte de notre futur habitat. Encore en Terre sainte, le départ est proche. En notre cœur existe un certain regret de partir mais combien plus vibre en nous, la révélation divine. Notre for intérieur a été purifié quelque soit celui-ci à notre arrivée. À son ouverture élargie s’ajoute une plénitude d’Amour, de liberté en tous ses coins et recoins. Notre marche l’a dégagé de toutes mauvaises emprises, il s’est fortifié pour pénétrer en notre vraie patrie, celle de Dieu. Transfigurés, unis, nous participons à la venue de son règne. Dès à présent, les cœurs ouverts à Dieu vivent en son Amour. Ce règne invisible n’est vu que par les yeux de la foi en la Sainte-Trinité. Chacun de nous est devenu une lumière de Dieu telles des petites lucioles éclairant le monde. Pourtant de l’extérieur, il n’en paraît rien. Néanmoins si les gens nous regardent bien, une variante physique a changé : notre visage. Il est transfiguré par notre regard. En lui, brille l’or de l’Amour divin, reflet de notre vie intérieure, miroir de notre vécu en Terre sainte. Presqu’imperceptible à nos semblables, ce règne se vivifie en nous. Notre billet d’avion en mains, nous nous installons emplis de cette richesse. L’avion roule sur la piste. Après l’envol, Lod nous apparaît minuscule du haut du ciel. La barrière de nuages franchie, nous volons au-dessus d’elle. Là, le ciel est bleu azur. Nous rentrons à la maison. Lors de ce retour par les airs, des temps de silence intérieur remplissent notre cœur. Mais aussi des moments de somnolence entrecoupent de sincères échanges avec nos voisins, pèlerins du groupe. Puis s’y ajoutent des instants de lecture ou de contemplation du ciel et de la terre vue du ciel. À Madrid comme à l’aller, nous faisons escale et prenons un autre avion en direction d’Orly. Durant ce vol, une collation est servie. Fatigués mais heureux d’avoir participé à cette aventure, aucun de nous ne peut imaginer les retombées des fruits qu’elle va donner dans les prochaines semaines, mois et années. Notre être a reçu une inflexion spéciale de l’Amour. Plus rien ne sera pareil après cette marche en Terre sainte, dans le désert et l’enracinement de la Parole. Dans nos bagages intérieurs, nous ramenons l’Unité indissoluble, née en mettant nos pas dans ceux des patriarches, de la Sainte-Famille, de J.-C. Tout en baignant en cette Unité, nous finissons par survoler la France. Bientôt nous serons près de Paris. Après l’annonce de notre proche arrivée, en attachant notre ceinture, l’hôtesse nous donne l’information de la température extérieure, de l’heure… À la chaleur estivale de Terre sainte succède la fraîcheur. Nos vêtements chauds sont sortis de nos sacs. Couverts de manteaux, d’écharpes, surtout couverts de l’ondée de grâces du Saint-Esprit, nous avançons sur des chemins de sainteté, chacun en sa plénitude, à sa propre cadence. Le Seigneur nous a oints de sa douceur, tout en étant ferme dans sa Parole, nous dévoilant les secrets de l’âme. Bien habillés des deux façons, visible et invisible, habit terrestre et habit de la gloire divine, nous revenons de Terre sainte."

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