2 chapitre 4, 7 - La basilique de la Dormition

Publié le par Monique Guillon / La grâce de l'Unité

La basilique de la dormition, l'extérieur et l'intérieur avec les fresques, la stèle
La basilique de la dormition, l'extérieur et l'intérieur avec les fresques, la stèle
La basilique de la dormition, l'extérieur et l'intérieur avec les fresques, la stèle
La basilique de la dormition, l'extérieur et l'intérieur avec les fresques, la stèle
La basilique de la dormition, l'extérieur et l'intérieur avec les fresques, la stèle
La basilique de la dormition, l'extérieur et l'intérieur avec les fresques, la stèle

La basilique de la dormition, l'extérieur et l'intérieur avec les fresques, la stèle

Chers amis, lecteur, lectrice,

Nous poursuivons notre marche sur le mont Sion, l'embryon de Jérusalem, cité de David... Le cœur historique du salut du monde... Les cœurs unis de Jésus et Marie nous guident vers la vraie vie, l'éternité, dès aujourd'hui en ce monde... Nos pas suivent les leurs des siècles après eux !

"Revisiter les rues, les lieux imprégnés de la présence du Christ, nous donne d’accueillir son baume d’Amour. Le mystère de notre rédemption s’y est vécu. Notre être est habité de cette présence. Nous marchons et savons que c’est notre dernière marche vers Sion. Reprenant les rues pavées du quartier, nous grimpons jusqu’au sommet. Arrivés devant la pancarte aux deux indications, nous partons vers la Dormition.

 

   Le guide nous raconte : « La tradition chrétienne établit que la Vierge-Marie est morte en ce lieu. Cette église bâtie entre 1901 et 1910 sur les vestiges d’une église de style byzantin a une architecture de style roman. Les Bénédictins en ont la garde. »

 

   Avec respect nous entrons en silence, nous dirigeant vers le chœur de la basilique. D’après la tradition, Marie aurait résidé sur le mont Sion après la résurrection de son fils. Endormie dans la mort, Marie, Mère de Dieu et des hommes va devenir Reine des Cieux. Dans la grâce de l’unité, chacun visite le sanctuaire selon son cœur. À un moment, chacun pose son regard sur les magnifiques fresques. L’une d’elles est insérée dans une demi-coupole. Elle immortalise la descente de l’Esprit Saint sur Marie et les apôtres figurée par une colombe d’où partent des fils d’or les recouvrant, le jour de Pentecôte. Marie trône au milieu d’eux, nous montrant combien sa présence crée le lien entre son Fils et l’Homme. Dans l’attente de cet Esprit, Marie a ramené autour d’elle les plus fidèles des disciples de Jésus. Après la crucifixion du Christ, ils sont repartis vers leur vie d’avant la rencontre avec Jésus et ont repris leurs filets de pêche. Hier et aujourd’hui, Marie est cette mère qui nous ouvre à l’Espérance, nous ramène à son Fils Jésus, le Christ.  Sur cette colline, Marie et les apôtres ont reçu et accueilli à profusion l’Esprit Saint. Plongés dans la foi, l’amour, l’espérance, envoyés pour évangéliser toutes les nations, ils y ont consacré leur vie. Aujourd’hui saints et grands témoins de l’Amour Vivant, ils sont les fondateurs et martyrs de l’Église naissante : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Égypte, le territoire de la Libyie  voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ? Ils étaient tous dans l'étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : Que veut dire ceci ? Mais d'autres se moquaient, et disaient : Ils sont pleins de vin doux. Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la troisième heure du jour. Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l'arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies. Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle. Car David dit de lui : je voyais constamment le Seigneur devant moi, parce qu'il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l'allégresse ; et même ma chair reposera avec espérance, car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m'as fait connaître les sentiers de la vie, tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu'il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu'il est mort, qu'il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd'hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu'il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez. Car David n'est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié. » Ac 2, 1-36.

 

   Marie présente avec les apôtres, l’est aussi avec chacun de nous. Médiatrice de grâces, elle intercède sans cesse pour nous auprès de Jésus. Au-dessus de l’autel, une œuvre de la Vierge et l’Enfant, un livre ouvert dans la main droite, est sublimée par les rayons du soleil filtrés par de petits vitraux. Nous la contemplons. Ensuite descendant dans la crypte, notre regard se tourne vers la stèle de Marie figée en son sommeil éternel. Marie nous guide, nous apprend de jour et de nuit à écouter son Fils. Nos regards intérieur et extérieur contemplent ce lieu où en ce monde, la vie de Marie a pris fin. Les apôtres forts de leur foi, confiants en l’amour du Seigneur, se sont affairés autour d’elle et ont déposé son corps dans sa tombe au creux de la vallée du Cédron, hors des murs de Jérusalem.

 

   Le Padre nous dit : « Marie a suivi son Fils en toutes choses. Elle a été élevée corps et âme trois jours après sa mort près de son Fils Ressuscité. »

 

   Marie par son oui nous invite tous à dire le nôtre en toute liberté. Une dernière fois, nous regardons cet espace puis remontons. En notre cœur, nous savons que la beauté et la bonté de la gloire de Dieu sont révélées en Marie. Ensemble, nous partageons un Amour plus fort, plus profond, plus vrai au Dieu trinitaire. Un chemin ! Consciemment ou non, chacun sur Terre, être de nature mortelle, nous marchons sur ce chemin. Notre détour par la Terre sainte nous a appris que notre vie est authentique quand elle se nourrit de l’Amour insondable de Dieu. L’appel à suivre les pas des patriarches et du Christ nous a permis de répondre à l’Amour du Père par la rencontre plus vraie du Fils en laissant agir l’Esprit Saint en nous. Ainsi nous nous reposons sur et dans ce cœur du Père grâce à notre foi plus grande. Par l’unité, désormais nous sommes invisiblement unis. L’unité commencée en Terre sainte perdurera dans les Cieux. Elle nous a ramenés à la racine de notre véritable source, celle de fils et filles de Dieu. Par notre dénuement intérieur, l’alliance de Dieu avec l’Homme nous a été dévoilée. Nous ne nous cachons plus de lui. Sa lumière se fait clarté en nous. Sa présence est réelle en chacun. L’Unité nous relie par des fils d’or invisibles au cœur ouvert du Christ débordant d’Amour pour chacun et toute l’humanité. Désormais nous savons que nous n’avons plus besoin de courir le monde à chercher les réponses à nos questions existentielles. La réponse nous a été donnée : Dieu était et est en chacun de nous ; les gens qui le cherchent, le découvrent. En ce pèlerinage, cela a été la découverte la plus extraordinaire de nos vies d’enfants de Dieu, baptisés dans l’Esprit saint. Dieu, discret, silencieux, habite tout en tous et chacun, et en toute la création. La rencontre intérieure vécue par le regard du cœur donne la connaissance de la présence de Dieu en soi, donne aux couples de renforcer leur mariage. Cet amour dans les familles fait rejoindre celui de Dieu. Pour voir sa présence, nos cœurs de pierre doivent se fendre et se changer en cœurs de chair ; c’est ce chemin qui nous a été donné de vivre en Terre sainte. Depuis le début de notre marche pèlerine, la miséricorde nous a encensés et en ce jour, sa suavité s’étend en chacun. Cet appel à la recevoir a été proclamé par Jésus, puis par ses dialogues avec sainte Faustine : « Cœur de Jésus, j’ai confiance en toi ». L’appel de vivre en Christ s’est fortifié en chacun. Ensemble, nous sommes devenus une seule cellule respirant au rythme du cœur de Jésus-Christ. Son amour nous fait communier à celui du Père dans la grâce de l’Esprit Saint. La Trinité sainte est notre guide sur la Terre qui nous porte un temps pour nous préparer à notre vie future, l’Éternité. La paix, la joie, l’unité, règnent en nous."

 

 Emplis des grâces du Seigneur et de celles offertes par Marie, Mère de Dieu et notre Bienheureuse Mère, chacun va à sa guise, là où son cœur lui dit ! Un temps libre où je vous invite à venir avec moi et ceux m'accompagnant. Fraternellement. Monique

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