2, chapitre 1, 1a - Le mont Thabor : la route, la montée, la visite !

Publié le par Monique Guillon / La grâce de l'Unité

A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes
A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques  et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes

A la cime du mont Thabor : l'allée menant au portail vers la basilique de la Transfiguration - Sa façade - accès extérieur - A l'intérieur de la basilique, quatre fresques et un vitrail. En sortant la vue sur les plantes

Chers amis, lecteur, lectrice,

Le Seigneur nous comble et nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! Venez avec nous, cher lecteur, chère lectrice, pour que vous aussi soyez comblés plus que toutes vos espérances ! Accueillir le cadeau du Seigneur ! Juste pour vous ! Et goûter une miette du ciel ! Quelle Richesse !

Fresque dans le restaurant de l'hôtel de Nazareth

Fresque dans le restaurant de l'hôtel de Nazareth

"Réveillés très tôt le matin, nous descendons avec nos bagages et les déposons dans un lieu réservé à cet effet. Le point de ralliement passe par le restaurant. Remplis de la nourriture terrestre, nous partons en quête de celle du Ciel après avoir chargé nos bagages dans les soutes du car. Par notre envolée spirituelle de la veille, la présence divine brille en nous. Dès notre installation dans notre cathédrale roulante, nous entonnons une belle et douce louange à Dieu. Puis nous recevons cette Parole : « Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. Il a envoyé la parole aux fils d'Israël, en leur annonçant la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché ; vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du diable, car Dieu était avec lui. Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l'ont tué, en le pendant au bois. Dieu l'a ressuscité le troisième jour. Et il a permis qu'il apparût, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d'avance par Dieu : à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu'il fut ressuscité des morts. Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que, quiconque croit en lui, reçoit par son nom le pardon des péchés. Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit : Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ? Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d'eux. » Ac 10, 34-48. Et nous, pèlerins, nous entrons dans ce peuple de païens. Chacun de nous a reçu le baptême ordonné par saint Pierre. Or dans notre histoire de vie, nous pouvons emprunter des routes parsemées d’interrogations à l’image de celle des disciples d’Emmaüs : « Et voici, ce même jour, deux disciples allaient à un village nommé Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades ; et ils s'entretenaient de tout ce qui s'était passé. Pendant qu'ils parlaient et discutaient, Jésus s'approcha, et fit route avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Il leur dit : De quoi vous entretenez-vous en marchant, pour que vous soyez tout tristes ? L'un d'eux, nommé Cléopas, lui répondit : Es-tu le seul qui, séjournant à Jérusalem ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci ? Quoi ? leur dit-il. Et ils lui répondirent : Ce qui est arrivé au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comment les principaux sacrificateurs et nos magistrats l'ont livré pour le faire condamner à mort et l'ont crucifié. Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël ; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées. Il est vrai que quelques femmes d'entre nous, nous ont fort étonnés ; s'étant rendues de grand matin au sépulcre et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges leurs sont apparus et ont annoncé qu'il est vivant. Quelques-uns de ceux qui étaient avec nous sont allés au sépulcre, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont point vu. Alors Jésus leur dit : Oh ! Hommes sans intelligence ! Et dont le cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses ! Et qu'il entrât dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. » Lc 24, 13-27. Désespérés, ces disciples ne perçoivent pas Jésus marchant à leurs côtés. Ils sont en souffrance, accaparés par leur attente non comblée : « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël. » Lc 24, 21a. Ils se sont enfermés dans l’histoire récente du Christ à Jérusalem. Leur vie semble s’être arrêtée à ses événements. Dans leur désespérance, le verrouillage de leur cœur les a oppressés. Jésus vient à leur rencontre. Il leur parle. Or à leur insu, une chape de plomb créée par leur désespoir, est entrée en leur cœur. Elle les empêche de s’ouvrir à la vie. Affligés, ils arrivent dans une auberge : « Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. » Lc 24, 30-31. Aujourd’hui, Jésus marche aussi avec nous. Il nous parle dans nos temps d’oraison et par sa Parole transmise dans les Écritures. Ce cœur à cœur est pour tous. Le Verbe s’est fait chair. Il s’est abaissé pour nous rejoindre, chacun. Cette parole donnée d’abord aux apôtres-disciples, aux Pères de l’Église, vient à nous. Elle peut nous habiter. Jésus-Christ est présent dans notre vie si nous l’accueillons en notre cœur. Nous pouvons tels que ces disciples, être de ceux qui sont empêchés de le reconnaître

   Sur la route vers le mont Thabor, interpellés tels ces disciples, nous prenons de plus en plus conscience que Jésus marche à nos côtés. Cette découverte nous conduit à entrevoir un peu plus sa présence en notre vie. Sur la montagne, son vêtement de chair cachant sa divinité, a disparu. Jésus a laissé paraître sa véritable nature, lumineuse et divine, celle au-dessus des anges, des saints, venant du Père, devant Pierre, Jacques, Jean. À leur suite, nous montons au mont Thabor. Pour accéder à son sommet, la veille, le guide nous a informés qu’il est primordial d’arriver dans les premiers pour nous épargner une longue attente. Un circuit de minibus monte et descend la foule provenant des centaines de cars immobilisés à son pied. Quand les passagers d’une croisière désirent visiter la basilique, ils mobilisent une trentaine de grands cars. Nous devons les précéder. La stratégie d’Oliver nous permet de monter assez vite. Calés dans l’un de ces minibus, nous saisissons qu’un bus normal ne peut y circuler. Lacet après lacet, la montée s’effectue par une route étroite qui tourne et grimpe vers le sommet. Dans le ciel bleu azur, le soleil chauffe déjà. La prise d’altitude rafraîchit l’air. Nous l’apprécions. La ronde de ces minibus fait une halte dans une clairière bordée de pins et de grosses pierres pour se vider de ses occupants. Quand tous les pèlerins de notre groupe y sont arrivés, nous prenons un sentier rocailleux. Puis nous arrivons sur une large allée nivelée ornée d’arbres et de murets. Au fond, un large portail métallique et la façade de la basilique de style roman se distinguent. Arrivés près du parvis, des parterres aux vivaces verdoyantes, colorés de plantes exotiques le borde. Ensuite, par la trouée d’un mur de pierre, sur notre gauche, nous entrons dans un espace restreint. Des bancs scellés aux murs peuvent servir d’assise. Abrités par l’ombre de ces murs, assis ou debout, nous écoutons le guide puis le Padre évoquer l’histoire du lieu, biblique et actuelle, architecturale et végétale.

 

   Le guide nous dit : « Le mont Thabor s’élève à cinq cent quatre-vingt-huit mètres de haut. La nature lui a donné la forme d’un sein. L’actuelle basilique a été bâtie sur d’anciennes églises. Nous sommes assis sur les ruines d’un ancien monastère de bénédictins. Aujourd’hui, l’accueil et la gestion de ce patrimoine ont été confiés dans la partie haute du sanctuaire aux Pères Franciscains de la custodie de Terre sainte. Des jeunes vivent parmi eux pendant trois à quatre mois et les secondent dans leurs travaux de jardinage et d’entretien. La partie située à la base du mont est gérée par les Grecs-orthodoxes. Jadis, en ce lieu, les chars des Araséiens se sont embourbés. Dans le livre des Juges, l’histoire raconte : “Dans ce temps-là, Débora, prophétesse, femme de Lappidoth, était juge en Israël. Elle siégeait sous le palmier de Débora, entre Rama et Béthel, dans la montagne d'Éphraïm ; et les enfants d'Israël montaient vers elle pour être jugés. Elle envoya appeler Barak, fils d'Abinoam, de Kédesch Nephthali, et elle lui dit : N'est-ce pas l'ordre qu'a donné le Dieu d'Israël ? Va, dirige-toi sur le mont Thabor, et prends avec toi dix mille hommes des enfants de Nephthali et des enfants de Zabulon. J’attirerai vers toi, au torrent de Kison, Sisera, chef de l'armée de Jabin, avec ses chars et ses troupes, et je le livrerai entre tes mains.” Jg 4, 4-7. »

 

   Après ce rappel, unis les uns aux autres, le Padre nous invite à entrer plus profondément dans le mystère du don de Dieu par sa Passion : « Dans les évangiles, trois annonces de la Passion sont données. La première à Césarée de Philippe, la seconde au mont Thabor et la troisième à Jéricho. Ces trois lieux se situent du nord au sud, sur une ligne droite, à l’image de trois étapes à franchir pour monter à Jérusalem. Le mont Thabor est considéré tel un lieu théologique. À la différence du lieu historique où une forte présomption domine pour qu’un événement se soit passé réellement, celui théologique rappelle un événement sans savoir le situer exactement. La tradition a placée la Transfiguration sur le mont Thabor. Or, la blancheur irradiante du Christ a dû être sublimée par l’enneigement de la montagne du mont Hermon à deux mille huit cents mètres d’altitude. Au Thabor, les archéologues ont trouvé des restes de garnisons romaines, le Christ n’y est sûrement pas monté. Et cependant depuis plusieurs siècles, les fidèles y célèbrent sa Transfiguration. Ce site est imprégné de toute la prière des pèlerins. Et la basilique est un chef-d’œuvre de l’art byzantin. La Transfiguration préfigure la montée du Christ à Jérusalem. L’évangile de saint Luc va nous aider à le comprendre : “Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu. Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur. Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu'il allait accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil ; mais, s'étant tenus éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui. Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit : Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Il ne savait ce qu'il disait. Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir ; et les disciples furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée. Et de la nuée sortit une voix, qui dit : Celui-ci est mon fils élu, écoutez-le ! Quand la voix se fit entendre, Jésus se trouva seul. Les disciples gardèrent le silence, et ils ne racontèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu.” Lc 9, 28-36. Dans ce récit, il est écrit : “Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques” Lc 9, 28a. Et Jésus demande à ces trois mêmes apôtres de l’accompagner lors de son agonie à Gethsémani. Ces deux événements doivent être mis en parallèle. Le Christ vit la Transfiguration pour donner le courage et la force à ces apôtres de surmonter l’épreuve de la Passion. Or Pierre, Jacques, Jean sont endormis, dépassés, incapables d’entrer en ce mystère. La Transfiguration révèle l’identité profonde du Christ, une lumière qui arrive de l’intérieur. Quand Jésus prie le Père, il pénètre dans son intimité. Par cette relation intime, il est transfiguré. Les disciples ne le saisissent pas totalement. Mais ils sont sensibles à sa prière différente de celle répétitive des rabbins. Ils lui demandent : “Seigneur, apprends-nous à prier.”, Lc 11, 1b. Jésus leur enseigne le Notre Père qui les interpelle. Durant la Transfiguration, l’intimité du Père et du Fils éclate en pleine lumière avec la présence de Moïse et d’Élie. Lors de notre découverte du désert, ces prophètes nous ont ramenés à nos racines chrétiennes. Dès ses débuts, l’histoire sainte se vit par les prophètes et la loi. Et Jésus vient synthétiser la loi et les prophètes. La tendance à oublier les prophètes et de ne voir que Jésus, est réductrice. La vision du Salut est donnée à la Transfiguration par le Christ entouré des deux colonnes de l’Ancien Testament : Moïse, Élie, et des futures colonnes de l’Église : Pierre, Jacques, Jean. Dans cet évangile, Pierre dit : “Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.” Lc 9, 33b. Pierre fait référence au passage dans le désert du peuple juif après leur sortie d’Égypte. Tous les ans, il le commémorera par la fête des tentes. À Jérusalem, les maisons sont bâties pour la célébrer. Dans les quartiers juifs de Paris, la tête levée vers la terrasse cachère, la tente est dressée, le toit ouvert vers les étoiles. Pierre ne comprend pas. Il se sent bien et désire célébrer ce mémorial. Le royaume de Dieu s’est ouvert aux trois apôtres. Pierre veut s’y fixer. Or la finalité de la vie spirituelle n’est pas de rester sur place mais d’être en marche constamment. Jésus nous le dit lors du discours des Béatitudes, Aventis, en avant. Dieu nourrit sans cesse notre âme de son Amour pour le recevoir de plus en plus. Le jour où notre vie spirituelle se pose, elle s’atrophie et peut s’éteindre. Le temps donné à l’humanité est celui de l’écoute : “Le Seigneur, l'Éternel, m'a ouvert l'oreille, et je n'ai point résisté.” Is 50, 5b. Dans le désert, notre être a été saisi par l’écoute, par la soif, par l’immensité du décor grandiose, par la marche des Juifs vers la Terre promise avec Moïse et Aaron à leur tête. Ce mouvement de l’écoute se poursuit malgré nos difficultés à y pénétrer. Lors de notre mort, la vision du royaume de Dieu sera présente. Pendant la Transfiguration, Pierre, Jacques, Jean, la vivent, instant d’exception telle une parenthèse dans l’histoire du Salut. Ces disciples sont soustraits à l’écoute de la Parole et regardent Jésus, lumière. Ils entrent dans la nuée divine, le Père leur dit : “Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le” Lc 9, 35b. Dans notre vie, des lieux Thabor existent où notre foi est renforcée en saisissant un peu plus combien l’Amour du Christ est présent en nous. En ce lieu, l’appel à revisiter nos lieux Thabor de notre marche pèlerine nous est offert. Selon l’écoute en nos cœurs de la Parole, l’abondance de fruits germera plus ou moins. Le Christ lors de sa Transfiguration et de son Agonie montre deux faces de son visage. Elles illustrent la même réalité de la gloire de Dieu. À la Transfiguration, son visage rayonne de lumière, à Gethsémani, il est tuméfié, baigné dans le sang. Le Christ s’abaisse, se donne à chacun et à toute l’humanité par amour. Le paradoxe est de voir que la gloire de Dieu naît par son abaissement. À la Transfiguration, le Père leur dit : “celui-ci est mon Fils élu.” Lc 9, 35b. Durant la Passion, « Pilate leur dit : Voici l'Homme. » Jn 19, 5b. Jésus est Dieu et Homme. Durant la visite du sanctuaire que le silence règne en nous. »

 

   Notre cœur habité de Dieu, nous partons à la découverte de ce mont. Notre regard parcourt cette cime dans un ordre propre à chacun. Comme à Capharnaüm, cette terre est un carrefour des nations. Nous échangeons des regards, des sourires, des paroles, des gestes fraternels avec les gens présents. Tous et chacun, à un moment, se dirigent vers le point culminant du sanctuaire : la basilique. L’intérieur est formé d’une nef centrale et de deux bas-côtés dont leurs extrémités accueillent, chacune, une chapelle. Celle de droite est dédiée à Élie sur son char au mont Carmel. Celle de gauche rappelle l’histoire de Moïse et du Buisson ardent au mont Sinaï. Au bout de l’allée centrale, les visiteurs peuvent descendre à la crypte située sous sa partie haute. Au-dessus de cette partie surélevée, dans une large demi-coupole, brille une magnifique fresque de la Transfiguration. L’architecte l’a mise en valeur par le filtrage des rayons lumineux au travers de vitraux et de petites ouvertures sous la mosaïque. Chaque jour, ils font resplendir l’œuvre. Arrivés devant, nous la contemplons. Puis nos regards se fixent sur la charpente apparente. Joseph et Jésus, charpentiers, ont travaillé le bois avec des poutres similaires à celles de cette charpente. Le choix de ses poutres apparentes, semble nous rappeler ce métier appris et exercé par Jésus avant son ministère public. Être ministre signifie être serviteur. Par cette œuvre d’édification de cette charpente, une autre plus haute, plus belle, plus pure, se forme telle celle d’un enfant dans le sein d’une mère. Cette dernière est la construction de la charpente humaine de l’Église du Christ, tête de ce corps. Le Pain vivant Jésus-Christ, Lumière du monde, a été transfiguré sur la montagne. Comme pour le toucher d’un peu plus près et percevoir son Amour présent en tout et en tous, les foules du monde entier sont montées jusqu’en ce sommet. Beaucoup de monde se côtoie dans le silence, le respect d’ethnies et de croyances diverses. La lumière terrestre limitée est dans la lumière divine sans limite. Elle l’est encore quelque soit le lieu où nous sommes sur Terre. En cette basilique, au travers de la vision du Transfiguré, les prêtres peuvent officier soit dans la partie haute, soit dans la crypte. Arrivés dans cette crypte, nous y prions. Notre regard s’arrête sur les vitraux représentant en leur centre, un calice combiné à une étoile, entouré de chaque côté d’un paon, signe de royauté et d’immortalité. Précédemment Oliver nous avait dit que sous la crypte, des vestiges d’un temple païen ont été découverts. Ce lieu depuis la plus haute antiquité est un lieu sacré mais pas forcément dans la vérité de Dieu. Puis remontant, accompagnée de Marie-Brigitte, nous prions dans l’une des chapelles, puis dans l’autre. Et après avoir embrassé du regard, l’ensemble de cette œuvre architecturale, nous nous dirigeons vers la sortie. Notre être intérieur vibre d’un émerveillement secret à la mémoire de la vision du Transfiguré. La Transfiguration vue par Pierre, Jacques, Jean qui, selon le dessein du Père par la grâce de l’Esprit saint, s’accomplit au sommet de la montagne, d’une montagne. Nous réalisons qu’après avoir vécu les temps douloureux de la Passion, combien les apôtres ont consacré leurs vies à faire connaître la gloire du Ressuscité. Ces témoins oculaires de cette inimaginable, inconcevable réalité, l’ont d’abord transmise par voix orale. Puis quelques décennies plus tard, ils l’ont transcrite dans les évangiles parvenus jusqu’à nous. Aujourd’hui nous vivons, aussi, cette merveilleuse Rencontre de la gloire de Dieu sur la montagne. Comme eux, nourris de celle-ci, notre cœur, notre âme, sont abreuvés de la même source divine. Notre vie irradie de cet indicible Amour de bonté, de charité, de joie et de paix. Il ne demande qu’à être partagé à ceux qui lui ouvrent leur cœur." 

Parterres de plantes en sortant de la basilique de la Transfiguration

Parterres de plantes en sortant de la basilique de la Transfiguration

Chers amis,

Suivez-nous en cliquant sur le lien ci-dessous… Présents au sommet du mont Thabor, en sortant de la basilique, avec une amie, ensemble, un moment d'exception va nous être donné… A SUIVRE le témoignage de la première grâce…

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article