2 chapitre 2, 1a - La route des patriarches et Bethléem

Publié le par Monique Guillon / La grâce de l'Unité

Jérusalem à l'aube, vue du mont des Oliviers / Carte de Jérusalem à Bethléem (10 kms)
Jérusalem à l'aube, vue du mont des Oliviers / Carte de Jérusalem à Bethléem (10 kms)
Jérusalem à l'aube, vue du mont des Oliviers / Carte de Jérusalem à Bethléem (10 kms)
Jérusalem à l'aube, vue du mont des Oliviers / Carte de Jérusalem à Bethléem (10 kms)
Jérusalem à l'aube, vue du mont des Oliviers / Carte de Jérusalem à Bethléem (10 kms)

Jérusalem à l'aube, vue du mont des Oliviers / Carte de Jérusalem à Bethléem (10 kms)

Chers amis, cher lecteur, chère lectrice,

Mois de mai, mois de Marie, voir le lien joint. Rejoignons-la, Marie ! Enceinte portée par l'âne tiré par Joseph, ils voyagent de Nazareth à Bethléem pour obéir au roi Hérode. Joseph de la lignée de David doit se rendre pour le recensement à Bethléem, son berceau générationnel. Et vous, chers amis avec nous, plus de 2000 ans après leur voyage, nous partons tels les rois mages de Jérusalem à Bethléem. Or avant eux, les bergers comme eux sont venus en suivant l'étoile. A leur suite, notre route nous mène au même lieu. Or depuis la veille et notre arrivée sur le mont des Oliviers, Jérusalem nous a subjugués par ses scintillements ! Au lever de ce jour, la lumière naturelle filtre le vitrage de l'hôtel-restaurant. De nouvelles découvertes nous attendent...

"Après quelques heures d’un sommeil réparateur suivi d’un copieux petit-déjeuner, nous regrimpons dans notre cathédrale roulante. Il est tôt.

  Lors de la descente du mont des Oliviers, le guide nous dit : « La population de Jérusalem est de huit cent mille habitants. Cette ville trois fois sainte, chrétienne, juive, musulmane, gardienne de lieux sacrés, est la plus importante du pays. Le brassage des peuples, des religions et des groupes socioprofessionnels la rend très hétérogène. »

  Nous la quittons le temps d’aller à Bethléem. Le carnet de chants entre les mains, nous louons le Seigneur. Puis nous méditons le récit des Noces de Cana en Jn 2, 1-12. Le Padre remarque que depuis trois matins, l’Esprit Saint œuvre dans les textes reçus.

   La route des patriarches

   Le car roule dans la contrée d’Éphron. Après être passés du désert du Néguev à celui de Judée, de Nazareth à Jérusalem, notre cœur brûle d’arriver à Bethléem. Notre avancée en Terre sainte nous fait revivre l’amitié de Dieu avec son peuple. La vraie vie nous habite. Une multitude la recherche avec leur intellect pour savoir d’où elle vient et où elle va, elle se résume à “Aimer”. Jésus le proclame : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. » Mt 22, 37b, « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Mt 22, 39b. Cette vie nous mène plus loin que les extrémités de la Terre, de même nature que le Père, elle nous élève vers les Cieux. “Dieu dit à Moïse : Je suis, celui qui suis.” Ex 3, 14a. Fortifiés par les grâces des premiers jours, nous roulons sur la route des patriarches.

 

 Oliver nous dit : « Les patriarches, Abraham, Isaac, Jacob migrèrent de la Mésopotamie vers l’Égypte passant par de nombreux lieux répertoriés aujourd’hui par les archéologues : les villes d’Ur, d’Haran, de Shechem, de Salem qui signifie “ville de la paix”, l’embryon de la future Jérusalem. Ils parcoururent un très long trajet. Cette époque est difficile à dater, entre 1900 à 1500 av. J.-C. Le berceau du jardin d’Éden se situerait en Chaldée, l’ancienne Mésopotamie. La Bible y fait référence lors de la Création. Le père d’Abram, Térach, y est cité : “Voici la postérité de Térach. Térach engendra Abram, Nachor et Haran. - Haran engendra Lot. Et Haran mourut en présence de Térach, son père, au pays de sa naissance, à Ur en Chaldée.- Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d'Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor était Milca, fille d'Haran, père de Milca et père de Jisca. Saraï était stérile : elle n'avait point d'enfants. Térach prit Abram, son fils, et Lot, fils d'Haran, fils de son fils, et Saraï, sa belle-fille, femme d'Abram, son fils. Ils sortirent ensemble d'Ur en Chaldée, pour aller au pays de Canaan. Ils vinrent jusqu'à Charan, et ils y habitèrent. Les jours de Térach furent de deux cent cinq ans ; et Térach mourut à Charan.” Gn 11, 27-32. "Le Seigneur dit à Abram : Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai.” Gn 12, 1.  Abram renommé Abraham, père des croyants, endossa un rôle privilégié dans l’histoire sainte : “On ne t'appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d'une multitude de nations.” Gn 17, 5. Lors de sa vie, ses compatriotes sont des nomades, semi-nomades, sédentaires, se côtoyant et vivant en tribus. À cette époque, leur territoire est formé de villages sans fortifications et de villes fortifiées. La majorité des gens se déplace d’un lieu à un autre parcourant de grandes distances avec leur bétail. Leur parcours est lié à la recherche de pâturages et d’eau. Parfois près des villes, ils campent. Provisoirement, devenant résidents étrangers, ils vivent de leurs cultures : Abraham partit de là pour la contrée du midi ; il s'établit entre Kadès et Schur, et fit un séjour à Guérar.” Gn 20, 1. Le patriarche, personnage prestigieux de la tribu est à sa tête. Lors de son décès, la charge vient reposer sur le fils aîné. De génération en génération, la transmission se fait. Elle comprend la gestion de propriétés, de biens rattachés à la tribu. Il contribue à la cohésion sociale et religieuse des familles. Son pouvoir est très étendu. Sa relation privilégiée avec Dieu le couvre de protection, de bénédiction. Dieu a lié une alliance avec Abraham et ses descendants : “Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d'une multitude de nations.” Gn 17, 4. À la fin du livre de la Genèse est décrite l’installation des douze fils de Jacob renommé Israël, fondateurs des douze tribus. De leur vivant, les peuples parlèrent une seule langue : “Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots.” Gn 11, 1. À Hébron, Sarah, Rivka et Leah, d’autres matriarches, Abraham, Isaac et Jacob et d’autres ont été enterrés dans le caveau des patriarches. Ils sont passés ici. Les Écritures disent qu’Abraham a acheté cette parcelle : “Abraham pesa à Éphron l'argent qu'il avait dit, en présence des fils de Heth, quatre cents sicles d'argent ayant cours chez le marchand. Le champ d'Éphron à Macpéla, vis-à-vis de Mamré, le champ et la caverne qui y est, et tous les arbres qui sont dans le champ et dans toutes ses limites alentour, devinrent ainsi la propriété d'Abraham, aux yeux des fils de Heth et de tous ceux qui entraient par la porte de sa ville. Après cela, Abraham enterra Sara, sa femme, dans la caverne du champ de Macpéla, vis-à-vis de Mamré, qui est Hébron, dans le pays de Canaan. Le champ et la caverne qui y sont, demeurèrent à Abraham comme possession sépulcrale, acquise des fils de Heth.” Gn 23, 16b-20. La seconde femme de Jacob, Rachel, matriarche, a été inhumée en ce lieu, que nous voyons au loin. Elle mourut lors de la naissance de son second fils, Benjamin, un des douze fils de Jacob : “Rachel mourut, et elle fut enterrée sur le chemin d'Éphrata, qui est Bethléem. Jacob éleva un monument sur son sépulcre ; c'est le monument du sépulcre de Rachel, qui existe encore aujourd'hui.” Gn 35, 19-20. Dix des enfants de Jacob sont nés de l’union de sa première femme Léa, sœur aînée de Rachel, de Zilpa, servante de Léa, de Bilha, servante de Rachel. Ce tombeau à l’entrée de Bethléem est un lieu saint visité surtout par les Juifs. Dans la tradition juive, la naissance et le couronnement du roi David y sont commémorés. Jésus est né à Bethléem car Joseph de la lignée de David, époux de la Vierge-Marie, doit s’y faire recenser. »

 

  Des millénaires avant notre pèlerinage, ces événements s’y sont vécus. Leur foi en Dieu leur donna un guide, une lumière sur leur route. Ils la vécurent en lui offrant des sacrifices. Les descendants d’Abraham furent les premiers relais-témoins de la transmission de sa toute Puissance et de son Amour. Avançant sur cette route, notre foi rejoint la leur. Depuis plus de deux mille ans après la Résurrection du Christ, toute l’humanité reçoit l’Amour de Dieu pour avancer dans la foi et entrer dans la sainteté à travers le temps et l’Éternité. En ce pays Abram et Melchisédek, traduit par “roi de justice”, se saluèrent : « Après qu'Abram fut revenu vainqueur de Kedorlaomer et des rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Schavé, qui est la vallée du roi. Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très Haut. Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre ! Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout. » Gn 14, 18-20. Melchisédek est perçu comme offrant par anticipation le sacrifice du Christ. Lors des messes, son nom est cité : « Et comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melkisédeck, ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-la. »* Dans cette contrée, le peuple élu a souffert, leurs sépultures restent le témoin de leur passage sur cette terre."

 

* Liturgie de la messe, prière eucharistique I"

 

Aujourd'hui, avec vous chers amis, nous y passons...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article