1, chap. 3, 1 - Massada et la mer morte

Publié le par Monique G. / La grâce de l'Unité

Massada : la tour mobile et son bélier, le plateau, la descente par le téléphérique et à l'horizon, la Mer Morte - Baignade en la Mer Morte - Chameaux le long de la route
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Massada : la tour mobile et son bélier, le plateau, la descente par le téléphérique et à l'horizon, la Mer Morte - Baignade en la Mer Morte - Chameaux le long de la route
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Massada : la tour mobile et son bélier, le plateau, la descente par le téléphérique et à l'horizon, la Mer Morte - Baignade en la Mer Morte - Chameaux le long de la route

Massada : la tour mobile et son bélier, le plateau, la descente par le téléphérique et à l'horizon, la Mer Morte - Baignade en la Mer Morte - Chameaux le long de la route

Chers frères et sœurs, amis lecteur, lectrice,

Les jours se succèdent et ne se ressemblent pas ! Parfois, dans la routine de nos gestes quotidiens, il semblerait qu'il y est une répétition de jour en jour ! Cependant, il n'en est rien… Car chaque jour nouveau est une grâce de Dieu. S'éveiller le matin me dit en toute sérénité qu'aujourd'hui, le fil de ma vie sur terre n'est pas coupé. Personne ne connaît, ni l'heure, ni le moment, où son âme sera émancipée de son corps par sa mort ! Nos jours et nos nuits peuvent être chaotiques…  Si elles sont greffées sur le Cep de Vie, Jésus de Nazareth, elles seront émondées et il restera en elles, la sève donnée par la Vie du Ressuscité. L'Amour étant le plus fort, notre vie se transformera à l'image de Marie-Madeleine entendant l'appel ! La richesse de cette conversion est d'accueillir toujours plus la Parole et d'en vivre. "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux." Lc 6, 36. Ainsi nous apprenons que la terre sainte, ce sont nos cœurs… Pour l'heure, nos pas sur la terre d'Israël nous plonge en son histoire : 

Le désert du Néguev - des marches d'escalier - Montée de Massada
Le désert du Néguev - des marches d'escalier - Montée de Massada

Le désert du Néguev - des marches d'escalier - Montée de Massada

"Après une bonne nuit de sommeil, seuls ou par petits groupes, nous entrons dans la salle de restauration. L’unité du groupe s’élabore dans le silence des regards. Heureux d’être ensemble, nous partageons nos petits-déjeuners. Ensuite nous portons nos bagages jusqu’à la soute du car. Hicham et Oliver nous y attendent. Dès la fermeture des portes, le binôme Guide-Padre nous donne les directives du jour. Puis nous entonnons une vibrante louange à Dieu. Notre véhicule circule sur les routes pentues, en lacet ou droites. Il est devenu une cathédrale roulante. La louange l’habite, elle nous mène dans les sentiers du règne de Dieu. Improvisée tous les jours de notre avancée, le carnet de chants entre les mains, le Padre et l’un des nôtres, l’entonnent. Ces chants liés à l’histoire sainte proclament les merveilles de Dieu. Ils nous décentrent de nous-mêmes, nous élèvent aux cieux en vivant dans l’Amour. Après cette envolée, nous écoutons un passage surprenant de Sophonie 3. Plus tard, par la Parole reçue après de la visite de Massada, nous en saisirons la teneur : « Malheur à la ville rebelle et souillée, à la ville pleine d'oppresseurs ! Elle n'écoute aucune voix, elle n’a point égard à la correction, elle ne se confie pas en Dieu, elle ne s'approche pas de son Dieu. Ses chefs au milieu d'elle, sont des lions rugissants ; ses juges sont des loups du soir qui ne gardent rien pour le matin. Ses prophètes sont téméraires, infidèles ; ses sacrificateurs profanent les choses saintes, violent la loi. Dieu est juste au milieu d'elle, il ne commet point d'iniquité ; chaque matin il produit à la lumière ses jugements, sans jamais y manquer ; mais celui qui est inique ne connaît pas la honte. J'ai exterminé des nations, leurs tours sont détruites, j'ai dévasté leurs rues, plus de passants ! Leurs villes sont ravagées, plus d'hommes, plus d'habitants ! Je disais : Si du moins tu voulais me craindre, avoir égard à la correction, ta demeure ne serait pas détruite, tous les châtiments dont je t'ai menacée n'arriveraient pas ; mais ils se sont hâtés de pervertir toutes leurs actions. Attendez-moi donc, dit Dieu, au jour où je me lèverai pour le butin, car j'ai résolu de rassembler les nations, de rassembler les royaumes, pour répandre sur eux ma fureur, toute l'ardeur de ma colère ; car par le feu de ma jalousie tout le pays sera consumé. Alors je donnerai aux peuples des lèvres pures, afin qu'ils invoquent tous le nom de Dieu, pour le servir d'un commun accord. D'au delà des fleuves de l'Éthiopie mes adorateurs, mes dispersés, m'apporteront des offrandes. En ce jour-là, tu n'auras plus à rougir de toutes tes actions par lesquelles tu as péché contre moi ; car alors j'ôterai du milieu de toi ceux qui triomphaient avec arrogance, et tu ne t'enorgueilliras plus sur ma montagne sainte. Je laisserai au milieu de toi un peuple humble et petit, qui trouvera son refuge dans le nom de Dieu. Les restes d'Israël ne commettront point d'iniquité, ils ne diront point de mensonges, et il ne se trouvera pas dans leur bouche une langue trompeuse ; mais ils paîtront, ils se reposeront, et personne ne les troublera. Pousse des cris d'allégresse, Israël ! Réjouis-toi et triomphe de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! Dieu a détourné tes châtiments, il a éloigné ton ennemi ; le roi d'Israël, Dieu, est au milieu de toi. Tu n'as plus de malheur à éprouver. En ce jour-là, on dira à Jérusalem : Ne crains rien ! Sion, que tes mains ne s'affaiblissent pas ! Ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; il fera de toi sa plus grande joie ; il gardera le silence dans son amour ; il aura pour toi des transports d'allégresse. Je rassemblerai ceux qui sont dans la tristesse, loin des fêtes solennelles, ceux qui sont sortis de ton sein ; l'opprobre pèse sur eux. Voici, en ce temps-là, j'agirai contre tous tes oppresseurs. Je délivrerai les boiteux et je recueillerai ceux qui ont été chassés. Je ferai d'eux un sujet de louange et de gloire. Dans tous les pays où ils sont en opprobre. En ce temps-là, je vous ramènerai, car je ferai de vous un sujet de gloire et de louange parmi tous les peuples de la terre, quand je ramènerai vos captifs sous vos yeux, dit Dieu. » So 3, 1-20.

   Le parcours entre l’auberge d’Arad et la première découverte du jour se déroule dans cet esprit de louange et d’écoute. Durant une partie du trajet, le guide nous explique : « Les déserts du Néguev et de Judée sont nés d’un phénomène géologique. Depuis des millénaires, les plaques africaine et arabique de l’écorce terrestre se sont superposées en formant d’après la théorie des plaques, la fosse jordanienne… »

 

  Arrivés au pied d’une montagne, Hicham s’arrête. En descendant du car, devant l’étendue faramineuse de ce rocher, chacun retient sa respiration. Il est sans commune mesure avec ceux de la côte bretonne. D’abruptes falaises montagneuses nous font face. Pour accéder au plateau, nous devons nous préparer à grimper. La roche a été creusée d’un escalier protégé du côté du vide par des rampes de maintien. Durant notre montée, parfois nous la stoppons pour admirer le panorama. Pour certains, cette expédition ressemble à une ascension. Selon chaque pèlerin, elle se fait plus ou moins vite. Tout en montant cet escalier physiquement, nous en montons un autre intérieurement. Cette création sortie du cœur de Dieu, nous amène dans son monde. Nous y respirons dans un souffle nouveau. Il nous faut peser et poser, pas après pas, nos pieds sur les marches de cet escalier visible. Un autre de plus en plus haut, nous mène à la recherche de la sainteté. Ce désir d’accélérer l’élévation de notre âme en Dieu, Sainte Thérèse de Lisieux l’a vécu : « Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus... car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection… L’ascenseur qui doit m'élever au ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! * Tendant à ce but, chaque pèlerin lors de cette montée vit la rencontre secrète avec le Créateur. La beauté de ce décor hors norme nous fait toucher Dieu.  Des pauses rythment ces ascensions. Chacun avance à sa cadence selon la fatigue éprouvée. Bien que le soleil ne soit pas à son zénith, la chaleur est présente. Se couvrir la tête de manière traditionnelle ou avec un moyen de fortune est de mise pour certains. Nous grimpons ! Nous grimpons ! Nous grimpons encore plus haut… À quelques dizaines de mètres du sommet, notre groupe fait une pause. Certains s’appuient aux imposantes falaises qui nous font de l’ombre. D’autres préfèrent, sous le soleil, s’appuyer sur les barres de maintien. Des pèlerins s’assoient sur une partie des marches. La montée ne nous est pas réservée. Beaucoup de monde visite ce rocher classé au patrimoine mondial de l’Unesco. La politesse nous dicte de leur laisser un passage. Le guide nous raconte l’histoire liée au site. Des personnes d’autres groupes restent à proximité pour l’écouter : « Sur ce plateau, Hérode le grand, - 73 av J.-C. à + 4 apr. J.-C., fit construire un palais. Son règne débuta en - 37 av. J.-C. jusqu’à sa mort. Il recherchait des lieux insolites afin de surveiller la présence d’éventuels envahisseurs. La nature a fait de ce plateau de huit hectares un lieu imprenable. Hérode s’y installa avec sa famille et huit cents hommes. Il le transforma en forteresse grâce à un mur de casemates équipé de cent-dix tours, percé de trois ouvertures. Joseph Flavius, historiographe judéen, rapporta qu’en + 66 apr. J.-C., lors de la grande révolte contre les Romains, les Zélotes prirent la forteresse de Massada. Ensuite en +73 apr. J.-C., l’armée romaine installée au pied des falaises adopta une stratégie qui aboutit à l’isolement des assiégés. Les Romains firent bâtir par des prisonniers hébreux, une rampe d’accès. Une tour mobile équipée d’un bélier y fut placée. Et à l’aide de catapultes, ils lancèrent des boulets enflammés sur le plateau. Le feu se répandit sur les habitants et leurs demeures. Les assiégés décidèrent dans un ultime sacrifice de se suicider… Ou presque tous ! Deux survivantes cachées avec leurs enfants dans des citernes survécurent. Elles en témoignèrent. »

  Cette forteresse et ses alentours ont été le théâtre de souffrances. Il fut aussi le décor de somptueuses demeures avec leurs annexes et réserves. Ce pèlerinage, tout en étant un temps de relecture de l’histoire sainte, nous plonge dans l’histoire du pays. Après cette leçon, nous terminons nos dernières enjambées et passons par l’une des ouvertures de la forteresse. Sur ce large plateau, nous découvrons par petits groupes, chaque coin et recoin. Une maquette dessine l’architecture du palais. Tout en marchant sous un soleil de plomb, nous observons ici et là des tas de pierres gisant au sol, des vestiges de bâtiments en cours de réédification. En pénétrant dans l’une des chambres du mur, des traces de peintures rupestres se discernent. Beaucoup vont aux points de vue panoramiques aménagés avec des garde-fous. De cette hauteur, une vue plongeant sur un pourtour à trois-cent-soixante degrés vers la vallée, nous donne de voir un panorama unique. À l’horizon nous distinguons les eaux de la mer Morte. Après un temps de découverte, à l’ombre d’un des murs en reconstruction, regroupés, nous écoutons le guide : « Dans l’une des chambres du mur de casemates furent retrouvés des fragments des livres des Psaumes, du Lévitique, de la Genèse et un rouleau du Siracide en hébreux. Ils font partie des manuscrits de la mer Morte… »

   La visite achevée, la descente par téléphérique est beaucoup plus rapide que notre montée. Les deux visions, à pied et en télécabine, ont toutes les deux, leurs charmes. Visualiser les lieux au travers des vitres, nous fait mesurer le dénivelé parcouru. Au travers des efforts fournis au cours de notre montée, les pauses, les regards, la beauté de la nature, le silence, la majesté du Créateur, tous ses trésors se sont révélés en nous. Parfois dans notre existence, nous préférons être portés bien que le don de soi-même offre d’inestimables trésors. La réalité peut être ajustée à la vérité si nous choisissons d’avancer sans nous laisser porter. Cependant dans nos vies stressantes, la sagesse peut recommander parfois d’accepter un temps, de se laisser porter. Reconnaître la limite de nos propres forces, les ajuster pour bâtir notre maison intérieure, permet d’avancer dans la paix et la joie. Rempli de celle-ci, tout le groupe arrive dans le hall. Rapidement nous regagnons notre car. 

  Durant ce trajet, le Padre nous lit dans les Écritures, un épisode de la vie du neveu d’Abraham, Lot : « Les deux anges arrivèrent à Sodome sur le soir ; et Lot était assis à la porte de Sodome. Quand Lot les vit, il se leva pour aller au-devant d'eux, et se prosterna la face contre terre. Puis il dit : Voici, mes seigneurs, entrez, je vous prie, dans la maison de votre serviteur, et passez-y la nuit ; lavez-vous les pieds ; vous vous lèverez de bon matin, et vous poursuivrez votre route. Non, répondirent-ils, nous passerons la nuit dans la rue. Mais Lot les pressa tellement qu'ils vinrent chez lui et entrèrent dans sa maison. Il leur donna un festin, et fit cuire des pains sans levain. Et ils mangèrent. Ils n'étaient pas encore couchés que les gens de la ville, les gens de Sodome, entourèrent la maison, depuis les enfants jusqu'aux vieillards; toute la population était accourue. Ils appelèrent Lot, et lui dirent : Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions. Lot sortit vers eux à l'entrée de la maison, et ferma la porte derrière lui. Et il dit : Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal ! Voici, j'ai deux filles qui n'ont point connu d'homme ; je vous les amènerai dehors, et vous leur ferez ce qu'il vous plaira. Seulement, ne faites rien à ces hommes puisqu'ils sont venus à l'ombre de mon toit. Ils dirent : Retire-toi ! Ils dirent encore : Celui-ci est venu comme étranger, et il veut faire le juge ! Eh bien, nous te ferons pis qu'à eux. Et, pressant Lot avec violence, ils s'avancèrent pour briser la porte. Les hommes étendirent la main, firent rentrer Lot vers eux dans la maison, et fermèrent la porte. Et ils frappèrent d'aveuglement les gens qui étaient à l'entrée de la maison, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, de sorte qu'ils se donnèrent une peine inutile pour trouver la porte. Les hommes dirent à Lot : Qui as-tu encore ici ? Gendres, fils et filles, et tout ce qui t'appartient dans la ville, fais-les sortir de ce lieu. Car nous allons détruire ce lieu, parce que le cri contre ses habitants est grand devant l'Éternel. L'Éternel nous a envoyés pour le détruire. Lot sortit, et parla à ses gendres qui avaient pris ses filles : Levez-vous, dit-il, sortez de ce lieu; car l'Éternel va détruire la ville. Mais, aux yeux de ses gendres, il parut plaisanter. Dès l'aube du jour, les anges insistèrent auprès de Lot, en disant : Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, de peur que tu ne périsses dans la ruine de la ville. Et comme il tardait, les hommes le saisirent par la main, lui, sa femme et ses deux filles, car l'Éternel voulait l'épargner ; ils l'emmenèrent, et le laissèrent hors de la ville. Après les avoir fait sortir, l'un d'eux dit : Sauve-toi, pour ta vie ; ne regarde pas derrière toi, et ne t'arrête pas dans toute la plaine ; sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses. Lot leur dit : Oh ! Non, Seigneur ! Voici, j'ai trouvé grâce à tes yeux, et tu as montré la grandeur de ta miséricorde à mon égard, en me conservant la vie ; mais je ne puis me sauver à la montagne, avant que le désastre m'atteigne, et je périrai. Voici, cette ville est assez proche pour que je m'y réfugie, et elle est petite. Oh ! Que je puisse m'y sauver, n'est-elle pas petite ? Et que mon âme vive ! Et il lui dit : Voici, je t'accorde encore cette grâce, et je ne détruirai pas la ville dont tu parles. Hâte-toi de t'y réfugier, car je ne puis rien faire jusqu'à ce que tu y sois arrivé. C'est pour cela que l'on a donné à cette ville le nom de Tsoar. Le soleil se levait sur la terre, lorsque Lot entra dans Tsoar. Alors l'Éternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l'Éternel. Il détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre. La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s'était tenu en présence de l'Éternel. Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine ; et voici, il vit s'élever de la terre une fumée, comme la fumée d'une fournaise. Lorsque Dieu détruisit les villes de la plaine, il se souvint d'Abraham ; et il fit échapper Lot du milieu du désastre, par lequel il bouleversa les villes où Lot avait établi sa demeure. Lot quitta Tsoar pour la hauteur, et se fixa sur la montagne, avec ses deux filles, car il craignait de rester à Tsoar. Il habita dans une caverne, lui et ses deux filles. L'aînée dit à la plus jeune : Notre père est vieux ; et il n'y a point d'homme dans la contrée, pour venir vers nous, selon l'usage de tous les pays. Viens, faisons boire du vin à notre père, et couchons avec lui, afin que nous conservions la race de notre père. Elles firent donc boire du vin à leur père cette nuit-là ; et l'aînée alla coucher avec son père ; il ne s'aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. Le lendemain, l'aînée dit à la plus jeune : Voici, j'ai couché la nuit dernière avec mon père ; faisons-lui boire du vin encore cette nuit, et va coucher avec lui, afin que nous conservions la race de notre père. Elles firent boire du vin à leur père encore cette nuit-là ; et la cadette alla coucher avec lui ; il ne s'aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. Les deux filles de Lot devinrent enceintes de leur père. L'aînée enfanta un fils, qu'elle appela du nom de Moab ; c'est le père des Moabites, jusqu'à ce jour. La plus jeune enfanta aussi un fils, qu'elle appela du nom de Ben Ammi ; c'est le père des Ammonites, jusqu'à ce jour. » Gn 19, 1-38.

   À partir de ces Écritures vécues sur cette terre, le Padre nous explique : « D’après la tradition biblique, Sodome se trouvait au sud de la mer Morte dans l’actuelle Jordanie, face à la forteresse de Massada. Abraham et Lot, son neveu, marchèrent ensemble. Ils tentèrent d’entrer dans Arad. Ils échouèrent. Les deux hommes vont se séparer. La Bible nous dit que leurs dominations respectives les empêchaient de rester ensemble :Sépare-toi de moi, dit Abraham à Lot” Gn 13, 8. Lot restera dans la région de Sodome. Abraham, le plus humble, va errer dans le désert. Le Seigneur apprendra à Abraham qu’il est fâché contre Sodome. Abraham va essayer de sauver Lot. Une histoire merveilleuse se produisit entre un humain et le Créateur : “Mais Abraham se tint encore en présence de Dieu. Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant ? Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville : les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir ! Loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? Et Dieu dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d’eux.” Gn 18, 23-26. Abraham va obtenir de Dieu de sauver son neveu et sa famille, les justes de Sodome. Lot et sa famille sortirent de Sodome avec l’ordre très clair de partir et de ne pas regarder derrière eux. La Bible dit d’avancer, de ne pas regarder derrière nous. Sa femme n’obéira pas. Elle verra Sodome en flammes et sera changée en statue de sel. Seuls Lot et ses deux filles erreront dans le désert. Elles se diront qu’elles ne se marieront pas et décideront d’enivrer leur père, chacune leur tour pour qu’une descendance soit créée. L’aînée mettra au monde un garçon appelé Moab qui signifie l’os du père. Moab est le père des Moabites. La cadette enfantera d’un fils, Ben Ammi, qui est le père des Ammonites. Ammi signifie peuple. Maintenant, notre route se continue en méditant l’histoire de David. Le roi Saül est jaloux du succès remporté par David contre Goliath. Jérusalem chante les louanges du jeune champion. David est obligé de fuir devant Saül. Il se réfugie dans la région d’Ein Geddi qui se traduit par la source du bouquetin. Avant d’y aller déjeuner, nous ferons une pause sur une plage de la mer Morte. »

 

   Le guide ajoute : « La mer Morte est appelée mer de sel en raison d’une forte évaporation et d’une baisse de la pluviométrie. La salinité de ce lac est de 33 %, valeur élevée par rapport à celle des autres mers où elle ne dépasse pas 3 à 5 %. Ce phénomène permet au corps humain d’y flotter. Ses dimensions sont de soixante-seize kilomètres de long, de dix-sept kilomètres de large, sa profondeur ne dépasse pas quatre-cents mètres. Son taux d’oxygène est de 10 % plus élevé que la normale. Sur ses rives, des usines de potasse, bromure, magnésium, se sont établies. Depuis l’antiquité ses ressources naturelles, le sel, l’asphalte d’où le bitume de Judée est extrait, génèrent une activité aux abords de ses eaux. L’iode, le brome, peuvent être bénéfiques pour la santé. Des cures thermales peuvent avoir des effets calmants aux porteurs de certaines maladies de peau. »

 

   À notre arrivée, nous passons sous une haute et large création artistique métallique rouge scellée au sol, porche fictif de notre entrée vers la mer Morte. Heureux, nous avançons. Piétinant une plage couverte de galets, la majorité se baigne dans cette eau rafraîchissante. Certains se trempent les pieds. D’autres avancent plus profondément. Quelques uns allergiques à l’iode et les plus âgés admirent l’horizon tout en regardant les baigneurs patauger. Sous l’effet de la chaleur, l’évaporation du sel irrite les yeux et la peau des hypersensibles à l’iode. Les baigneurs se rincent, se rhabillent. Tout le groupe reprend le car en direction d’Ein Geddi. Notre itinéraire nous permet de voir au travers des vitres, la mer Morte et ses rives."

 

* Extraits du manuscrit “L’histoire d’une âme” de Ste Thérèse de Lisieux"

Chers amis, lecteur, lectrice,

Ensemble, poursuivons cette montée d'unité visible et invisible…

Je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous, pour avancer dans notre montée…

Bien fraternellement. Monique Guillon / La grâce de l'Unité

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