1, chapitre 2, 1 - Le réveil, l’ange-gardien et son protégé

Publié le par Monique G. / La grâce de l'Unité

L'avancée proche de l'auberge - le désert du Néguev - Israël
L'avancée proche de l'auberge - le désert du Néguev - Israël
L'avancée proche de l'auberge - le désert du Néguev - Israël

L'avancée proche de l'auberge - le désert du Néguev - Israël

Chers amis, lecteur, lectrice,

Dans le monde entier, en ce jour du vendredi saint 2020, la commémoration de la Passion d'Amour du Seigneur, nous rejoint dans sa pauvreté.  Le don du sacrifice de Jésus de Nazareth est toujours le même. Or en cette année 2020 où la pandémie du Covid-19 tue. Une prise de conscience d'une foule de nos contemporains, s’éveille, se réveille d'une torpeur ! Non, l'homme ne maîtrise par tout ! Oui, seul Dieu, sort du Bien du mal ! Seul Dieu nous amène à la vraie Vie ! Son sacrifice d'Amour a anéanti la mort ! Il nous a donné de devenir fils et filles de Dieu, frères et sœurs en Christ. La Croix brille dans nos nuits ! Lumineuse, elle nous guide pour qui veut la suivre… Ce chemin est l'Amour. "Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, parce que tu as racheté le monde, par Ta Sainte Croix." Nous complétons par nos souffrances, celles de la Croix. Par son chemin de Croix, Jésus donne son Amour jusqu'au bout (Mt 27, 47-52 ci-dessous). 

"Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? Quelques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, dirent: Il appelle Élie. Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge, qu'il remplit de vinaigre, et, l'ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. Mais les autres disaient: Laisse, voyons si Élie viendra le sauver. Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent." Mt 27, 45-52

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Crucifié, asphyxié, il crie ! Dans un tel état, impossible à un homme de pouvoir crier ! Mais lui est Dieu.  Ce cri, nous ne pouvons pas "ne pas l'entendre" !  Dans ce cri est contenu tout ce qu'Il n'a pas pu nous dire sur Terre. Ce cri va au cœur de toute l'humanité, en particulier, celle d'aujourd'hui, submergée par la pandémie. Tournons-nous vers nos frères et sœurs en humanité, vers notre prochain. Ô que Dieu nous donne de le voir en chacun ! Notre génération traverse ce temps… Les jours et les nuits défilent ! 

Chers amis, lecteur, lectrice,

La Terre Sainte, c'est notre "Oui" à l'accueil de la Voie et voix du Seigneur. Venir en Terre Sainte, c'est renforcé ce "Oui" de mille et une coudées. Je vous joins une carte d'Israël pour voir d'où nous commençons notre pèlerinage, Mitzpe Ramon.

Carte de la Terre sainte

Carte de la Terre sainte

Chers amis, lecteur, lectrice,

En toute liberté, venez nous rejoindre à l'auberge de jeunesse de Mitzpe Ramon située dans le désert du Néguev où nous avons posé nos valises. La nuit se termine

  " Réveillée par la lumière du jour filtrée par les persiennes, au creux de mon lit, mes lèvres murmurent ma première prière, nourriture et passerelle vers Dieu. À presque six heures, se lever est trop précoce. Je me rendors. Une heure s’écoule. Secouée par Marie-Brigitte, sa voix me sort de mon sommeil court mais profond : « Il est huit heures, Monique ! » Cette heure qu’elle avance de dix minutes, est affichée sur son téléphone portable. Regardant le mien programmé pour un réveil à sept heures, je la rassure car en réalité il est six heures cinquante. La veille, un créneau horaire à respecter nous a été donné. Elle s’est agitée se croyant en retard. Pour la petite histoire au cours de la nuit, le transfert de l’heure d’été en France à celle d’hiver en Israël s’est automatiquement effectué sur mon téléphone et n’a pas fonctionné sur le sien. L’idée de se faire attendre l’a inquiétée mais elle n’est pas la seule. En effet, quelques pèlerins ont eu la même frayeur, le Padre est des leurs. Cet intermède se finit par des éclats de rire. Joyeuses, nous allons au restaurant après avoir déposé nos bagages dans le hall d’entrée. Au fur et à mesure de notre arrivée, nous défilons devant le buffet fort garni. Les traditionnels cafés, thés, laits, chocolats, sucre, pains, croissants, beurres, confitures, du petit-déjeuner à la française sont présentés mais beaucoup d’autres aliments piquent notre curiosité. Nos plateaux chargés de notre sélection, nous prenons place autour des tables. Les premiers échanges commencent. Ensuite, nous sortons pour découvrir de jour, les alentours. Tout ici nous paraît grandiose. Dans ce coin isolé et désertique, seul l’observatoire se dresse face à l’auberge s’étendant sur plusieurs pavillons. En ce désert, diverses raisons secrètes font affluer les touristes. Certains sont curieux de l’histoire d’Israël. D’autres recherchent du calme. Mais la majorité n’est pas seulement constituée de simples touristes, ce sont des pèlerins. La soif de venir à la source de la foi, le désir de pouvoir la toucher, la voir, la sentir, la goûter, de l’entendre dans le silence, nous habite. Entendre dans le silence paraît paradoxal. Or quand l’agitation cesse, ce silence peut habiter notre vie. Regardant l’immensité désertique du Néguev, nous nous laissons interpeller et porter par cette découverte. Y être présents nous parle, nous édifie, nous ramène à la juste valeur de notre vie. Humbles et pauvres, émerveillés devant tant de majesté, nous restons muets. À cet instant précis, cette nature nous ouvre au cœur à cœur avec Dieu. Il ajuste chacun de nos êtres, pour nous abandonner à sa volonté. Dieu n’a-t-il pas avec Moïse et Aaron, conduit son peuple en ces lieux ? N’a-t-il pas permis qu’ils franchissent la mer des roseaux laissant derrière eux l’armée égyptienne sous les flots. Les Hébreux délivrés du joug de l’esclavage ont entamé un long périple en ce désert pour arriver en Terre promise (Ex 13). Avant eux, les patriarches n’ont-t-ils pas erré dans ces contrées ? Leurs ancêtres, Abraham, Isaac, Jacob-Israël et Joseph n’ont-ils pas conduit ce peuple avec qui Dieu a fait alliance. La Bible ne raconte-t-elle pas leurs vies ? En ce jour, nous revivons ces récits de l’Ancien Testament. Pour nous, leur histoire se réactualise en ce lieu. Chacun vit une introspection à la mesure de cette découverte. Éparpillés de-ci, de-là, nos pas s’enfoncent dans le sable, sur la roche. Puis le Padre nous appelle. Petit à petit, sur le haut de cette falaise nous le rejoignons. Le terrain forme naturellement une avancée. Alors il nous dit : « Placez-vous en cercle les uns à côté des autres. » Disciplinés, nous formons un cercle. Il ajoute : « Faites attention d’être auprès de personnes inconnues avant ce voyage. » Forcément, de nouveau nous bougeons, les couples et amis se sont mis ensemble. Malgré notre venue en Terre sainte, les habitudes sont présentes. Sans réfléchir, nos liens affectifs nous ont placés auprès de nos proches. L’invisible se fait visible. L’amour peut se voir par la proximité de ceux le partageant. Le pèlerinage débute. La chute de nombreuses chaînes est indispensable pour s’unir les uns aux autres. Le Padre poursuit : « La personne à votre droite sera votre protégé, celle de gauche, votre ange-gardien. » Alors chacun échange son prénom avec ces deux pèlerins. Bien visualiser leurs visages, spécialement celui de notre protégé, est important. La providence a donné à chacun d’être ange-gardien et protégé. Certes, nous les avons vus avant, mais à partir de cet instant-là, chacun pose un nouveau regard sur eux. Selon les circonstances, les tempéraments de l’un et l’autre, des échanges pourront se vivre dans un avenir proche. Le Padre achève : « Maintenant, lors de tous déplacements, l’ange-gardien doit vérifier la présence de son protégé. » À partir de cette minute, notre protégé devient une personne précieuse aux yeux de l’ange-gardien. Dans les étapes d’un tel voyage, il est évident que personne ne partirait sans le conjoint, l’ami. Devenir l’ange-gardien d’une personne étrangère est improbable, contraignant. Dans un pèlerinage, l’accueil de cet inconnu que tu ne connais pas, est providentiel. En vérité, en nos vies trépidantes, n’oublions-nous pas souvent celui qui passe à côté ? Voir celui croisé dans la rue, au bureau, chez le coiffeur, le pharmacien, dans un magasin et les transports en commun. Agrémenter la vie de petits riens emplissant le cœur de mille et un petits bonheurs. Quelques secondes suffisent pour sourire. Parfois quelques minutes sont nécessaires pour venir en aide à une personne. Tant et tant de petites attentions qui peuvent transformer la vie.

 

   Présents sur cette terre dorée du désert du Néguev, coiffés d’un soleil lumineux dans un ciel tout bleu, certains pèlerins se protègent la tête. Le Padre nous donne une brève ébauche de nos futures journées. Dans mes souvenirs, une phrase ressurgit : « Tous les jours du pèlerinage nous célèbrerons une messe dans un lieu saint. » La réaction de quelques uns me fait sourire. Pour cette minorité habituée à l’eucharistie dominicale, la recevoir tous les jours, semble être une contrainte d’après leur faciès. Cependant la majorité d’entre nous en est heureuse. Selon la disposition des uns et des autres, cette exigence ou cette joie est importante. Tel que le peuple hébreu au désert, un guide spirituel est présent avec nous dans cette marche, le Padre, se laissant lui-même conduire par l’Esprit Saint."

Chers amis,

Venez et poursuivez avec nous, notre enrichissement spirituel en Terre sainte dans le prochain article. Je vous invite à cliquer sur ce lien ci-dessous.

Fraternellement. Monique Guillon / La grâce de l'Unité

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